Après une première saison mettant en vedette le comédien et acteur David Mitchell, dans la peau d’un créateur de puzzles largement socialement inapte lancé sur les traces de son frère jumeau, détective de son état, disparu sans laisser de traces, voilà que revient Ludwig pour une nouvelle fournée de six épisodes. Et cette fois, l’enquête devient mortelle.
Diffusée sur les ondes de la BBC, avant qu’elle ne traverse l’Atlantique et débarque en Amérique du Nord, d’ici quelques jours, Ludwig combine donc une méta-enquête, c’est-à-dire la recherche de ce frère disparu clairement impliqué dans une vaste conspiration, et une série de « meurtres de la semaine », où la police doit faire appel à notre héros pour résoudre ce qui ressemble fort à un casse-tête, justement.
Si la première saison se concentrait surtout sur les différents meurtres, justement, cette fois, on laisse davantage à la conspiration – d’autant plus qu’à la fin de la saison précédente, l’idée que Ludwig (de son vrai nom John Taylor) se fasse passer pour son frère James a fait long feu, et que certains personnages importants sont maintenant au fait de la supercherie.

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Bref, c’est un véritable casse-tête (tiens donc), alors que tout le monde semble marcher sur des oeufs. On murmure bien le nom de la députée locale, plus récente égérie d’une dynastie politique, mais au-delà de suppositions, on a bien peu de preuves pour étayer les soupçons.
Et à mesure que le temps passe, les principaux acteurs de cette enquête sont soit écartés, soit menacés, soit carrément assassinés. Que nous cache-t-on, exactement?
Il n’y a pas à dire, les scénaristes savent faire monter la pression. À un point tel, en fait, qu’on se retrouvera un peu frustrés, à la fin du sixième et dernier épisode de cette deuxième saison, en constatant que la véritable vient à peine de commencer.
Heureusement, une troisième saison a déjà été commandée; reste à savoir quand elle sera prête.
Autrement, Ludwig demeure un divertissement tout à fait agréable, nonobstant certaines aspérités de la personnalité du héros, que David Mitchell joue peut-être de façon un peu caricaturale.
À voir, donc, si l’on aime l’humour à l’anglaise, une bonne dose de mystère, et imaginer qu’il est tout à fait possible d’avoir un personnage tendant à imiter Sherlock Holmes, mais sans le côté absurde de la série éponyme.





