Cold Blood, le film qui laisse un peu froid

0

Dans l’immensité du nord-ouest des États-Unis, non loin de la frontière canadienne, un tueur à gages du nom d’Henry s’occupe dans un chalet en bois rond isolé. Ou attend-il sa proie? L’arrivée d’une jeune femme provoquera de grands bouleversements dans l’univers de Cold Blood , disponible en vidéo sur demande et sur Apple TV dès le 7 juillet.

Henry, interprété par un Jean Reno qui semble ressentir le poids des années, avait précédemment assassiné un riche industriel, ce qui a non seulement provoqué la recherche de Charlie, le mystérieux héritier, mais aussi une enquête policière pour tenter de débusquer le tueur. Et puisque l’industriel en question est enterré dans le cimetière de sa ville natale, près de Spokane, dans l’État de Washington, ce sont des policiers de l’endroit qui tenteront de faire la lumière sur ce mystère.

Charlie, on le comprendra assez rapidement, est en fait une femme, et c’est cette même femme qui se retrouve être hébergée par Henry, alors qu’elle s’est gravement blessée en circulant en motoneige tout près de chez le personnage interprété par Reno.

Il y a donc une histoire triple, dans ce film: Charlie et Henry dans le chalet, le policier à Spokane, et un garde du corps qui a déjà été ami d’enfance de Charlie, et qui tente maintenant de retrouver celle-ci. Veut-il la tuer? Ou plutôt la ramener à la maison? On l’ignore.

Cold Blood n’est pas un mauvais film en soi. Cependant, le scénariste et réalisateur Frédéric Petitjean semble incapable de faire « lever la pâte » de son long-métrage. Les personnages sont tout près d’être unidimensionnels, les dialogues sont déclamés sans grande conviction – et on en vient franchement à se demander si cette production franco-ukrainienne a d’abord été tournée en français, avant d’être doublée en anglais, ou si les acteurs jouent simplement mal –, et on n’arrive jamais à comprendre pourquoi Charlie, qui a toujours vécu une vie effacée, loin de son père, voudrait soudainement non seulement venger la mort de ce dernier, mais aurait aussi suffisamment de ressources pour retrouver un tueur à gages ultra efficace qui se cache au beau milieu de nulle part, sans qu’aucun indice ne permette d’établir sa position.

On appréciera, par contre, la manie d’afficher constamment un drapeau américain dans presque toutes les scènes se déroulant aux États-Unis; impossible de savoir si cela est fait de façon sérieuse, ou ironique, mais la chose fait sourire.

Autrement, Cold Blood se laisse regarder. On ne perdra pas notre temps, mais on aura malgré tout vite oublié les tribulations dans la forêt du Nord-Ouest américain.

Encouragez-nous sur Patreon!


Autres contenus:

Spaceship Earth, la grande épopée théâtrale

Partagez

À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

Répondre