Séance cinéma – Rampage: le Rock, le pic, le cap…

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Qui n’a pas envie d’un bon gros film de monstres? Un long-métrage avec une montagne de muscles, et accessoirement des créatures surnaturelles? On aurait difficilement pu trouver mieux que The Rock lui-même, l’irremplaçable Dwayne Johnson, pour tenir le rôle principal dans Rampage, un divertissement à écouter avec son cerveau en mode veille.

Réalisé et produit par Brad Peyton, dont la courte filmographie comprend des chefs-d’oeuvre tels que Cats & Dogs: The Revenge of Kitty Galore et San Andreas, là aussi avec M. Johnson, qui avait probablement besoin d’un peu de menue monnaie pour aller faire les courses.

Rampage, bref, est l’histoire d’une vilaine mégacorporation qui travaille à mettre au point, en orbite s’il vous plaît, une composante constituée de code génétique de plusieurs espèces. Le résultat, après l’utilisation de la méthode de modification génétique CRISPR – présentée n’importe comment, ici, mais qu’importe! –, permet de donner naissance à des créatures non seulement gigantesques, mais qui sont aussi dotées d’une agressivité sans bornes.

Voilà donc qu’un spécimen s’échappe à bord de la station spatiale de l’entreprise, des échantillons retombent sur Terre, et contaminent trois animaux: un loup, un crocodile et George, un gorille albinos qui était jusqu’alors sous la supervision de M. Johnson. Une fois « contaminé », George deviendra gigantesque, et bien entendu violent.

Les épisodes d’affrontement prennent tranquillement de l’ampleur, jusqu’à ce que les trois bêtes, devenues titanesques, soient attirées à Chicago par l’entreprise, qui parie sur le fait que l’armée saura les tuer toutes les trois, et qu’il sera ensuite possible de vendre l’ADN des créatures à fort prix.

Les amateurs de Primal Rage, un jeu de baston sorti dans les années 1990 d’abord sur arcade, et ensuite sur diverses consoles, reconnaîtront ici le côté complètement déjanté de bêtes gigantesques que rien n’arrête. On n’a pas seulement, ici, une reprise bâclée de King Kong, avec un gorille qui escalade un gratte-ciel… même si cela se produit effectivement. On a plutôt une bagarre générale, incluant des hélicoptères et des blindés qui explosent, ainsi que des soldats dévorés, écrasés, on encore projetés dans les airs. Avec, au passage, des effets spéciaux dont il est nécessaire de saluer la qualité et l’efficacité.

Dommage, bien entendu, que tout le reste semble avoir été oublié. Dwayne Johnson joue Dwayne Johnson, avec quelques phrases à l’emporte-pièce, et il finira bien entendu par utiliser une grosse arme à feu. Ce n’est pas non plus la présence de Naomie Harris, autrement meilleure et avec un personnage franchement mieux développé dans 28 Days Later qui viendra améliorer, cette fois, le côté « humain » du film.

Bref, c’est de la bonne vieille baston, et si quelques cinéphiles souhaitent faire le plein de violence gratuite, Rampage est là pour ça. Pour les autres, il y a évidemment beaucoup d’autres choix disponibles.


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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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