Boire du lait faible en gras pour rester (un peu) plus jeune

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Une nouvelle étude démontre que le fait de boire du lait sans matière grasses, ou avec un taux de matières grasses de 1%, est largement associé à un vieillissement physique réduit chez les adultes.

Des tests effectués auprès de 5834 adultes américains par Larry Tucker, professeur à l’Université Brigham Young, ont permis d’établir que les gens qui buvaient du lait faible en gras voyait leur processus de vieillissement biologique être moins rapide que chez les gens qui buvaient du lait 2% et entier. Cette différence, affirme le chercheur, se chiffre en années.

« Il était surprenant de constater à quelle point la différence est marquée », a dit M. Tucker. « Si vous allez boire du lait riche en gras, vous devez savoir qu’agir de la sorte pourrait laisser présager ou être lié à des conséquences importantes. »

Le professeur s’est intéressé à la relation entre la longueur des télomères – une section techniquement non codante des brins d’ADN – et la fréquence de consommation du lait (sur une base quotidienne, hebdomadaire, ou moins souvent que cela) et la teneur en gras (3,25%, 2%, 1%, ou encore écrémé). Les télomères agissent comme l’horloge biologique des brins d’ADN, et sont étroitement liés à l’âge; chaque fois qu’une cellule se réplique, les humains perdent une petite partie de ces télomères. Et donc, plus les gens vieillissent, plus courts sont leurs télomères.

Selon les résultats de l’étude, publiés dans Oxidative Medicine and Cellular Longevity, plus le contenu en gras du lait est important, plus les télomères sont courts. Les travaux ont ainsi révélé que pour chaque augmentation d’un point de pourcentage de matières grasses dans le lait consommé (boire du 2%, par exemple, plutôt que du 1%), les télomères possédaient 69 paires de bases en moins chez les adultes examinés, ce qui représente plus de quatre années de vieillissement biologique. Lorsque M. Tucker a examiné les deux extrêmes des consommateurs de lait, les adultes buvant du lait 3,25% possédaient des télomères disposant de 145 paires de base en moins que ceux qui boivent du lait écrémé.

Près de la moitié des gens ayant participé à l’étude buvaient du lait sur une base quotidienne, et un autre quart des individus impliqués en buvaient au moins une fois par semaine. Un peu moins du tiers des adultes ont mentionné boire du lait 3,25%, tandis que 30% indiquaient boire du lait 2%. Pendant ce temps, 10% des gens buvaient du lait 1%, et 17% buvaient du lait écrémé. Par ailleurs, environ 13% des participants ont dit ne pas boire de lait de vache.

« Le lait est probablement l’aliment le plus controversé dans notre pays », affirme M. Tucker. « Si quelqu’un me demandait de monter une présentation sur les vertus de la consommation de lait, je pourrais vous jeter en bas de votre chaise pendant une heure. Mais si quelqu’un me demandait l’opposé, je pourrais aussi le faire. Au moins, les résultats de cette étude méritent qu’on y réfléchisse. Peut-être qu’il y a quelque chose, là-dedans, qui nécessite un peu plus d’attention. »

De façon surprenante, le professeur a également constaté que ceux qui ne buvaient pas de laits avaient des télomères plus courts que ceux qui buvaient du lait faible en gras.

Selon le chercheur, les conclusions des travaux viennent soutenir les normes alimentaires actuellement en vigueur aux États-Unis, qui encourage les adultes à boire du lait faible en gras, qu’il soit sans gras ou à 1% de matière grasse, dans le cadre d’une diète équilibrée.

« Ce n’est pas une mauvaise chose de boire du lait », a encore indiqué M. Tucker. « Vous devriez seulement savoir quel genre de lait vous buvez. »


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Pieuvre.ca

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