Les chevaux islandais munis d’un gène de la vitesse

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À la compétition équestre annuelle Landsmót se déroulant du 1er au 8 juillet à Reykjavik en Islande, le cheval Kjarkur frá Árbæjarhjáleigu II a battu un record mondial de vitesse couvrant une distance de 250 mètres en 21, 15 secondes. Reykjavik Grapevine a consulté la généticienne, Dr Freyja Imsland au sujet du mystérieux gène le 10 août.

L’ancêtre du cheval islandais ne se démarquait pas de l’ensemble des chevaux puisqu’il se déplaçait par la marche, le trot et le galop. Cependant, les ancêtres des Islandais avaient remarqué en domestiquant leur monture que certains d’entre eux se déplaçaient différemment. Ainsi, les éleveurs se sont assurés de retirer une progéniture de ces chevaux qui sont plus doux à monter.

Quand les colons ont apporté leurs chevaux en Islande, ils ont choisi leurs meilleures montures, c’est-à-dire les chevaux qui avaient deux démarches supplémentaires, aussi appelées démarches nobles: le tölt et le pace. Le tölt est une démarche en quatre temps, très confortable à monter, même pour les nouveaux cavaliers. Le pace ou flying pace est une démarche en deux temps où les jambes du même côté du corps bougent en même temps, ce qui permet au cheval d’aller très vite.

Si le cheval islandais sait se déplacer par tölt et par pace, c’est à cause de la mutation du gène DMRT3. Ce gène est responsable de la synchronisation du côté gauche et du côté droit du corps du cheval, de sorte que ce changement génétique signifie que les jambes peuvent bouger selon une nouvelle séquence. Ainsi, le cheval peut se déplacer plus vite sans rompre sa lancée avec un mouvement de galop.

Le cheval islandais n’est pas le seul à détenir cette habileté, puisque les chevaux de course atteignent cette rapidité même s’ils coursent en trot. N’empêche que le cheval de l’île polaire se démarque par la douceur de ses mouvements.

…et son allure désinvolte.


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À propos du journaliste

René-Maxime Parent

Rédacteur en chef de la section Société, René-Maxime Parent s’est joint à Pieuvre.ca en 2014. Sa couverture de l’actualité internationale se partage entre l’Amérique latine et la Scandinavie. Son intérêt pour les arts visuels, le cinéma et l’architecture le conduit à parcourir la métropole québécoise régulièrement.

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