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Les argentiers du G20 sous pression pour doper la croissance

Selon le FMI, l’Inde devrait voir son produit intérieur brut
(PIB) augmenter de 7,5%, plaçant le pays parmi ceux promis à une
forte croissance cette année.
Arun Jaitley a néanmoins souligné que la reprise économique
mondiale était fragile et qu’elle pouvait facilement se gripper,
que ce soit par la faiblesse de la demande, un tassement du
commerce ou encore par une volatilité des flux de capitaux.
« De ce fait, nous devons élaborer une réponse efficace (…)
afin de raviver le moteur commercial de l’économie mondiale. Les
pays doivent éviter des mesures protectionnistes et s’abstenir
de dévaluations compétitives », a-t-il dit.
Le ministre des Finances japonais Taro Aso et le secrétaire
au Trésor américain Jack Lew sont allés dans le sens de leur
homologue indien jeudi, en soulignant conjointement l’importance
pour tous les pays « d’honorer leurs engagements pris au G7 et au
G20 en matière de taux de change ».
Les responsables monétaires et financiers du G20 avaient
convenu en février à Shanghai que les pays devaient s’abstenir
de procéder à des dévaluations compétitives de leur monnaie, ce
qui avait été interprété par les intervenants de marché comme
une mise en garde au Japon contre des interventions sur le
marché des changes visant à enrayer les fortes hausses du yen.
Néanmoins, le G20 comme le G7 s’accordent aussi à considérer
que les excès de volatilité et les mouvements désordonnés du
marché des changes sont indésirables. Pour Tokyo, ce principe
lui donne le droit d’intervenir si le yen, qui a atteint un pic
de 17 mois face au dollar en début de semaine, s’écarte des
niveaux conformes à ses fondamentaux.
Le gouverneur de la Banque du Japon Haruhiko Kuroda a
qualifié d' »excessive » la hausse du yen depuis le début de
l’année, utilisant pour la première fois cet adjectif pour
qualifier l’évolution de la monnaie japonaise.