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Un président arrive; l’autre part. La transition est généralement sans heurts, peut-être entre des chefs d’État provenant de deux partis, mais cette fois, tout oppose le démocrate Joe Biden, qui entrera en poste le 20 janvier, et le républicain Donald Trump, qui quittera ses fonctions la même journée. Y compris leur taux d’approbation chez les Américains, indique une récente enquête.

Des comtés qui ont voté très fort pour Trump et qui s’avèrent aussi être ceux où la pandémie a frappé le plus fort. Des groupes antivaccins qui, sur les réseaux sociaux, rallient des parents simplement inquiets. Des parents simplement inquiets qui s’enferment dans un discours hostile contre les médecins.

« Tous les jours, des millions de gens voient leurs droits être bafoués »: la déclaration, tirée du communiqué accompagnant le plus récent rapport d’Amnistie internationale, est sans équivoque. Selon l’organisation internationale, la situation des droits de la personne dans les deux Amériques demeure particulièrement précaire. Et le Canada, englué dans une nouvelle crise liée à son traitement des Premières Nations, n’y échappe pas non plus.

L’horreur au cours d’un « jour sacré pour les chrétiens du monde entier »: les multiples attentats terroristes commis dimanche contre trois églises et trois hôtels de luxe du Sri Lanka ont choqué la planète, y compris l’ONU, dont le secrétaire général Antonio Guterres s’est dit « outré » par ces attaques qui ont fait au moins 207 morts et des centaines de blessés.

À l’annonce de la rencontre du premier ministre du Canada, Justin Trudeau avec la conseillère d’État du Myanmar (Birmanie), Aung San Suu Kyi le 10 novembre à Hô-Chi-Minh-Ville au Vietnam, pourquoi ne pas revenir sur le documentaire Le vénérable W. (2017) du cinéaste suisse d’origine iranienne, Barbet Schroeder qui s’appréhende avec une interrogation. En quête du nirvana, comment des moines bouddhistes peuvent-ils s’adonner à des manifestations violentes ?

Les tueries de masse peuvent-elles se répandre à la manière d’une épidémie? La question reste controversée, mais si les États-Unis doivent être considérés comme « objet d’analyse », le virus semble effectivement avoir un bon terrain de chasse.

Les Nations unies dénoncent dans un rapport publié mercredi l’usage excessif de la force par les autorités du Venezuela, où la démocratie est à l’agonie, selon le Haut-Commissaire aux droits de l’homme Zeid Ra’ad al Hussein. « Nous assistons à une érosion de la vie démocratique au Venezuela », a déclaré Zeid au cours d’une conférence de presse à Genève. « Elle doit être à peine en vie, si elle est encore en vie », a-t-il ajouté. 

Le chef de file de l’opposition kényane, Raila Odinga, a appelé dimanche ses partisans à la grève générale lundi et accusé le parti au pouvoir de faire « couler le sang d’innocents », faisant la sourde oreille aux appels à reconnaître sa défaite à l’élection présidentielle.