Navigation : urgence climatique

La concentration de méthane dans l’atmosphère serait en augmentation. Bien qu’il soit encore difficile de séparer la part humaine de la part « naturelle » de ce gaz dans l’atmosphère, les observateurs constatent que le méthane avait atteint, en 2019, un niveau record de 1875 parties par milliard, plus de deux fois et demi ses niveaux d’avant l’ère industrielle.

Dans l’annonce faite la semaine dernière par l’Organisation météorologique mondiale (OMM), à l’effet que les années 2010 seront la décennie la plus chaude depuis un siècle et demi, un élément est passé inaperçu: 7 millions de personnes ont été déplacées au cours des six premiers mois de 2019 à cause d’événements météorologiques. 

Le rapport qui, la semaine dernière, a confirmé que la quantité de gaz à effet de serre dans l’atmosphère continue de croître et ne montre aucun signe d’approcher un sommet, contenait une seule bonne nouvelle: le charbon est à la baisse. 

La réputation d’Alexandre Boulerice n’est plus à faire. Député de Rosemont–La Petite-Patrie depuis 2011, alors qu’il avait été porté par la vague orange, il a été réélu avec près de 50% des voix en 2015, loin devant ses adversaires de l’époque. Pour sa formation, le Nouveau Parti démocratique (NPD), la ferveur de 2011 semble toutefois moins présente. Rencontre à mi-parcours de la campagne électorale fédérale.

Dès qu’une personne ou un groupe veut remettre en doute l’existence du réchauffement climatique, ou la responsabilité humaine dans le réchauffement, ou « l’urgence climatique », l’argument de l’absence de « consensus scientifique » revient sur la table. Mais que veut dire consensus, ici?

Il n’y a pas que l’Amazonie qui est la proie des incendies. De l’autre côté de l’océan, de larges régions des savanes d’Afrique centrale brûlent également cet été. Et très loin de là, des forêts de Sibérie brûlent à un rythme historique.

Une étude récente publiée dans Nature tranche sans équivoque que le réchauffement climatique observé depuis un siècle et demi est sans précédent depuis 2000 ans, jetant un froid sur les théories climatosceptiques voulant que le réchauffement actuel soit un phénomène naturel découlant de variations normales du climat mondial.