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Presque exactement 135 ans après sa mort, l’œuvre de Dostoïevski continue de fasciner génération après génération, et d’être interprétée et réinterprétée sur les planches comme au cinéma. Le Prospero, pour célébrer le 40e anniversaire du Groupe de la Veillée, renoue avec le dramaturge russe en ouvrant l’année 2016 avec deux pièces du célèbre auteur de Crime et châtiment: Le Joueur, dans la salle principale, et L’homme du sous-sol, dans la salle intime. Cette dernière pièce, inspirée des Carnets du sous-sol, est l’œuvre d’une jeune compagnie française, le théâtre Liria. À défaut d’être parfaitement limpide, la création basée sur l’œuvre de Dostoïevski marque par son intelligence, sa créativité et son originalité.

Le jeu comme un monstre. Un abîme sans fond où il fait pourtant bon s’engouffrer. Une pénétration exquise à l’intérieur du sexe d’une succube sans nom. Sur les planches du Théâtre Prospero, Le Joueur offre un plongeon dans l’horreur.

Cinq jeunes femmes nous convient à traverser des moments de vie de leur histoire d’amitié dans cette pièce délicieusement girly présentée au Théâtre de la Petite Licorne.

J’avais eu la chance, en 2014, d’assister à la présentation publique de la recherche de Menka Nagrani dans le cadre de la maîtrise en théâtre à l’Université du Québec à Montréal. En se servant d’extraits de la pièce Le chemin des passes dangereuses de Michel Bouchard comme support, elle explorait comment certains rapports relationnels entre les personnages pouvaient être exprimés via la gigue traditionnelle. Je me souviens d’avoir été agréablement surprise, et c’est pourquoi je suis allée découvrir vendredi soir, l’ensemble de la pièce à la maison de la culture Frontenac, ainsi que l’évolution de la démarche.

Pour amorcer l’année 2016, la Licorne propose Les événements, une pièce de l’Écossais David Greig, traduite par Maryse Warda et mise en scène par Denis Bernard. Histoire de dérapage, de violence et de (trop longue) quête de compréhension jusqu’à l’obsession.

Michel vient de trouver la perle rare: un disque de jazz qu’il recherche depuis plusieurs années vient d’entrer en sa possession. Tout heureux de l’écouter sans plus attendre, le quinquagénaire devra en fait prendre son mal en patience, voire surmonter toute une série d’obstacles pour obtenir enfin Une heure de tranquillité.

Pour une 13e saison consécutive, l’incontournable à très grand déploiement du temps des Fêtes, Décembre, le Noël de Québec Issime, revient charmer petits et grands. Depuis le premier lever de rideau en 2003, les critiques sont unanimes à louanger ce spectacle incomparable. À nouveau cette année, ce rendez-vous empreint de souvenirs et d’émotions touche l’enfant qui sommeille en chacun de nous. Invitation à la féerie.