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Que faut-il montrer, dans une oeuvre de science-fiction? Des combats gargantuesques? Le développement psychologique et personnel des personnages? Des extraterrestres? Un peu de tout ça? Avec sa cinquième saison, l’avant-dernière selon ce qui est prévu par ses créateurs, la télésérie The Expanse tente de ménager la chèvre et le chou, avec un résultat intéressant, mais qui met surtout la table pour une finale explosive.

Les amateurs de science-fiction avaient tout à craindre de cette quatrième saison de la série The Expanse. Après trois années largement passées dans l’espace, voilà que le scénario transporte nos héros, l’équipage du Rocinante débarque sur New Terra, la première planète colonisée à l’extérieur du système solaire. Le problème, c’est que rien n’ira comme prévu…

Il ne s’était écoulé qu’un an et des poussières depuis la parution du précédent volume des aventures de James Holden et de ses camarades de l’univers de The Expanse, mais on avait peur que ce soit la fin. Tiamat’s Wrath, huitième épisode de la série, offre à la fois une certaine satisfaction en comblant des attentes présentes depuis les débuts, mais ne le livre ne résiste pas non plus à l’envie de laisser le lecteur sur sa faim.

Adapter une oeuvre à succès au petit ou au grand écran est toujours synonyme de danger. Après tout, qui n’a jamais craint que les versions cinématographiques d’Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux et tant d’autres univers particulièrement populaires soient au mieux passables, ou au pire, complètement ratées? Heureusement, en transposant l’excellente saga de science-fiction The Expanse, SyFy a relevé le défi avec brio.

On croyait le conflit derrière soi; on espérait, après la tragédie d’une Terre sciemment bombardée par des astéroïdes, et la fin d’un mouvement extrémiste, que le calme et la paix allaient revenir dans le système solaire et sur les colonies humaines essaimées à travers la région galactique. On se trompait.

Six. Has there been six books of the science-fiction universe The Expanse published, already? With the latest iteration, Babylon’s Ashes, James S.A. Corey (the nom de plume of Daniel Abraham and Ty Frank) could bring an end to a thrilling but sometimes too ambitious geopolitcal saga.