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En 2019, une analyse appelée le Global Disinformation Index avait estimé à 250 millions  par année les revenus des sites de désinformation, dont 40 % provenant de Google. NewsGuard estimait en 2021 ces revenus à 2,6 milliards, mais n’évaluait pas la part provenant de Google.

D’un point de vue purement légal, les compagnies vont devoir réfléchir à la légitimité de conserver autant de données et aux préjudices que cela pourrait entraîner: c’est le concept de « minimisation des données personnelles », qui stipule que les données recueillies et, surtout, gardées en mémoire, soient limitées au strict minimum.

Finie, cette époque où les outils technologiques semblaient vouer la civilisation occidentale à un avenir radieux; l’heure est plutôt au clash entre les règles sociétales établies et l’utilisation parfois abusive de technologies et autres plateformes, appareils et outils numériques qui sapent les fondements de la démocratie en permettant un affaiblissement des institutions. Selon plusieurs experts interrogés par le Pew Research Center, cette tendance ira d’ailleurs en s’aggravant.

Si vous êtes un marin qui pratique la pêche illégale en haute mer, méfiez-vous de cet oiseau: il est peut-être en train de vous espionner. 

Prédire les événements de l’année à venir est toujours un jeu difficile. Se projeter de 10 ans dans le futur, c’est courir un risque. Et pourtant, il y a des tendances qui, bien que noyées dans le flot quotidien de l’actualité, n’en sont pas moins très nettes. 

Ce n’est plus un secret que le gouvernement chinois a beaucoup investi dans les technologies de reconnaissance faciale —technologies qui, dans une société qui investit également beaucoup dans la surveillance vidéo, peuvent permettre de suivre à la trace une personne. Voilà que l’ADN pourrait théoriquement permettre d’aller encore plus loin. 

Est-il véritablement possible de cacher complètement ses gestes en ligne? Des chercheurs, publiés dans l’International Journal of Electronic Governance, ont tenté de savoir si une série de cinq applications « anonymes » pour médias sociaux sont véritablement sécuritaires, ou si elles permettent plutôt à des tierces parties d’avoir accès à des informations personnelles ou de suivre les utilisateurs à la trace.

Les craintes par rapport à la fraude électorale se sont multipliées chez nos voisins du sud, ces dernières années, particulièrement après que des responsables fédéraux américains eurent révélé que des pirates russes avaient tenté d’accéder aux listes électorales dans le cadre de la présidentielle de 2016. La technologie pourrait cependant venir en renfort pour protéger l’intégrité du processus démocratique.

L’application mobile FaceApp, particulièrement populaire sur les réseaux sociaux depuis le début de la semaine, entre autres grâce à sa fonction de « vieillissement » des internautes, doit faire l’objet d’une enquête du FBI et du gendarme des marchés financiers, la Federal Trade Commission, réclame Chuck Schumer, chef de la minorité démocrate au Sénat des États-Unis.