Navigation : station spatiale

L’avenir de la Russie dans le cosmos réside-t-il dans un partenariat avec la Chine? Alors même que la Chine avance tranquillement vers l’occupation de sa future station en orbite, les partenariats à plus long terme entre ces deux puissances de l’ère spatiale semblent se multiplier.

Soucieuse de satisfaire la demande du président Trump d’envoyer sur la Lune un astronaute en 2024 au plus tard, la NASA court-circuite les étapes pour un module lunaire et risque en même temps de court-circuiter la construction de la base qui, depuis l’orbite lunaire, devait servir de point de transfert entre la Terre et la Lune.

Effectuant son premier pas en vue d’un retour vers la Lune, la NASA a annoncé vendredi dernier l’attribution de trois contrats à trois compagnies privées pour des missions robotisées censées avoir lieu d’ici deux ans. Sauf que l’annonce est moins importante qu’elle n’en a l’air: essentiellement, la NASA vient de « louer » de l’espace sur des missions que ces trois compagnies avaient déjà au calendrier.

La réutilisation d’une capsule spatiale Dragon a suscité un vif intérêt médiatique après le lancement, samedi d’une fusée Falcon 9 par l’entreprise SpaceX, dans le cadre d’une mission de ravitaillement destinée à la Station spatiale internationale (ISS). Mais cette capsule a également marqué l’histoire d’une autre façon: elle emportait une première expérience scientifique chinoise destinée à l’ISS. Jusqu’à maintenant, la coopération spatiale entre Washington et Pékin était pourtant taboue.

La Chine va mettre sur orbite jeudi soir son deuxième laboratoire spatial expérimental et procédera en octobre à un nouveau vol habité dans l’espace dans le cadre d’un programme qui vise à avoir une station orbitale en service aux alentours de 2022.