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Techniquement, personne ne votera pour un candidat à la présidence des États-Unis le 3 novembre prochain. Les quelque 120 millions d’Américains qui se rendront aux urnes choisiront plutôt les membres d’un Collège électoral, qui se réunira en décembre pour décider qui de Donald Trump ou de Joe Biden prendra les rênes de l’État le 20 janvier 2021. Tour d’horizon des principes de cette institution héritée du 18e siècle et de plus en plus contestée… D’un côté de l’échiquier politique, du moins.

Le rituel est réglé comme du papier à musique: mercredi avant-midi, le premier ministre Justin Trudeau quittera sa résidence officielle, et marchera pendant quelques minutes pour arriver à Rideau Hall, là où il demandera à la gouverneure générale Julie Payette de dissoudre la Chambre des communes, ce qui ouvrira la voie à 40 jours de campagne. Rendez-vous le 21 octobre pour les 43e élections générales du Canada.

Le Parti conservateur de Theresa
May risque de perdre sa majorité absolue à la Chambre des
communes à l’issue des élections législatives anticipées du 8
juin en Grande-Bretagne, si l’on en croit un sondage publié
mercredi par le quotidien The Times.
Selon cette enquête de l’institut YouGov, dont les résultats
vont à rebours des autres sondages disponibles, les Tories
pourraient perdre 20 sièges sur les 330 qu’ils détiennent,
repassant sous les 326 sièges synonymes de majorité absolue. Le
Parti travailliste en gagnerait près de 30.
Les autres instituts observent tous un resserrement des
courbes – en rupture nette avec la victoire éclatante vers
laquelle May semblait se diriger il y a encore un mois -, mais
continuent de tabler sur une victoire des conservateurs.
Un sondage SurveyMonkey publié mercredi soir par The Sun
crédite ainsi le Parti conservateur de 44% des intentions de
vote contre 38% pour le Labour, 6% pour les Libéraux démocrates
et 4% pour le Parti de l’indépendance du Royaume-Uni (Ukip).
Traduits en sièges, ces résultats donneraient 346 sièges aux
Tories contre 228 aux travaillistes.
Un autre institut, Kantar, donne mercredi les Tories en tête
et confortant leur majorité avec 10 points d’avance sur les
travaillistes.
L’institut YouGov, pour expliquer sa singularité, souligne
qu’il a travaillé à partir d’un nouveau système de modélisation
circonscription par circonscription, reposant sur 50.000
entretiens effectués pendant une semaine.
Son directeur, Stephan Shakespeare, ajoute que ce modèle a
été testé pendant la campagne du référendum du Brexit, il y a un
an, et qu’il a prédit avec constance la victoire du « Leave ».
YouGov a toutefois reconnu le caractère polémique de ses
conclusions, notant que les sondés dans chaque circonscription
ne sont jamais très nombreux et admet que, selon les différents
schémas de vote testés, le nombre de sièges auxquels pourrait
prétendre le Parti conservateur varie de 274 à 345.
Publié dans la soirée, un autre sondage Yougov, utilisant
des modélisations traditionnelles, crédite le Parti conservateur
d’une avance de trois points sur le Labour, qui efface néanmoins
une grande partie de son retard.
Le parti de Theresa May rassemble 42% des intentions de vote
(en baisse d’un point par rapport à la précédente édition du
sondage), contre 39% pour les travaillistes (+3).

Au lendemain du débat d’entre-deux-tours le plus violent de l’histoire de la Ve République, les deux candidats à l’élection présidentielle française ont poursuivi jeudi leur duel à distance illustré par la plainte contre X déposée par Emmanuel Macron, ultra-favori des sondages, pour propagation de fausses nouvelles.

Les candidats à la primaire de la gauche en France ont critiqué d’une seule voix, jeudi soir lors de leur troisième et dernier débat télévisé, le cavalier seul d’Emmanuel Macron, candidat hors primaire à l’élection présidentielle du printemps.