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La pandémie aurait du bon pour le système parlementaire canadien. Selon un nouveau rapport du Bureau du directeur parlementaire du budget (DPB), à Ottawa, le système hybride adopté à la Chambre des communes et au Sénat depuis le début de la crise sanitaire aurait permis d’économiser plus de 6 millions de dollars, en plus d’éviter l’émission de près de 3000 tonnes de CO2, l’un des principaux gaz contribuant aux changements climatiques.

Dans la foulée des élections hors-normes du 3 novembre dernier, aux États-Unis, où les Américains ont non seulement élu Joe Biden à la présidence, mais aussi renouvelé l’ensemble de la Chambre des représentants et une partie du Sénat, les nouveaux élus semblent très fortement campés du côté des croyants, alors que le portrait religieux de l’Amérique est pourtant en pleine transformation, avec une désaffection des églises.

Ceux qui espéraient un exorcisme vont devoir retourner à leurs bénitiers. La nette répudiation du trumpisme que les derniers sondages laissaient entrevoir, au vote populaire sinon au Collège électoral, a plutôt fait place à un duel au corps à corps dont l’issue ne sera pas connue avant ce soir, voire peut-être vendredi. Et ce, même si Donald Trump s’est empressé de proclamer victoire en pleine nuit et de faire appel aux tribunaux pour arrêter le décompte du vote postal dans les États clés où il mène au vote en personne.

Bien que le duel entre Joe Biden et Donald Trump aspire tout l’oxygène disponible, il n’y a pas que la présidence qui sera en jeu le 3 novembre. Les électeurs devront aussi pourvoir des milliers d’autres postes électifs, de l’humble contrôleur des finances du comté jusqu’au puissant sénateur en passant par les shérifs, les législateurs locaux et même… les directeurs d’élections. Voici les portraits de quelques-unes des courses les plus importantes.

Il se sera battu jusqu’au bout, mais la deuxième fois n’aura pas été la bonne: le sénateur « socialiste » du Vermont, Bernie Sanders, a annoncé mercredi qu’il abandonnait la course à l’investiture démocrate en vue de l’élection présidentielle américaine de novembre. C’est donc l’ex-vice-président Joe Biden, qui dispose d’une forte avance dans la course aux délégués, qui affrontera le président Donald Trump cet automne.

Au moment même où les sénateurs américains participent au procès en destitution de Donald Trump, une majorité d’habitants du pays de l’Oncle Sam espèrent que le président soit reconnu coupable d’abus de pouvoir et d’obstruction au Congrès, et perde son emploi. Cette majorité est cependant extrêmement mince, précise le coup de sonde.

Chose promise, chose due: les démocrates, majoritaires à la Chambre des représentants, aux États-Unis, ont voté mercredi d’un bloc pour ressusciter la notion de neutralité du Net, mise à mal par l’administration Trump. Le projet de loi devra toutefois surmonter l’obstacle du Sénat contrôlé par les républicains, sans compter le président lui-même.

Sous forte pression de la part de sénateurs de son propre parti, le président du comité judiciaire du Sénat américain demandera au candidat du président Donald Trump à la Cour suprême, le juge Brett Kavanaugh, et à la femme qui l’accuse de tentative de viol, de témoigner devant le comité, lundi, dans le cadre d’audiences publiques extraordinaires à quelques semaines seulement des élections de mi-mandat.

Michael Moore est désespéré. Du moins, c’est l’impression qu’on retire de Fahrenheit 11/9, le plus récent documentaire du coloré réalisateur. Articulé autour de Trump et des dérives du système politique américain, le film réussit quelques touches, sans atteindre les sommets de Bowling for Columbine et Fahrenheit 9/11.