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Une mère infectée par le virus Zika au premier trimestre de sa grossesse a un risque de l’ordre de 1% d’avoir un bébé atteint de microcéphalie, une grave malformation de la tête, soit 50 fois plus qu’en temps normal, selon la première étude à quantifier ce risque, réalisée par l’Institut Pasteur.

« Il faut arrêter de traiter les parents, qui ne veulent pas faire vacciner leurs enfants, d’ignorants et d’anti-science. Au contraire, ils sont instruits, croient fermement en la science et s’y connaissent en matière de vaccination », a annoncé d’emblée l’historien Mark Largent de l’Université de l’État du Michigan, lors de sa récente conférence au congrès de l’Association américaine pour l’avancement des sciences. Et surtout, il importe de trouver des solutions réalistes pour travailler avec eux, insiste-t-il.

Les experts sauront dans « quelques semaines » si le virus Zika cause la microcéphalie et le syndrome Guillain-Barré mais les essais cliniques à grande échelle de vaccins ne devraient pas démarrer avant 18 mois au moins, a prévenu vendredi l’OMS, selon des informations rapportées par l’Agence France-Presse.

Des courriels échangés entre de hauts responsables de l’État du Michigan démontrent qu’ils étaient au courant d’une augmentation du nombre de cas de maladie du Légionnaire, et que cela pouvait être lié à des problèmes avec l’eau potable de la ville de Flint, et ce bien longtemps avant que le gouverneur républicain Rick Snyder n’affirme qu’il possédait des informations sur cette éclosion.

«L’eau est devenue de l’or ici», peste David Madden en agrippant des bouteilles d’eau potable distribuées par des soldats. À Flint, aux États-Unis, les habitants frustrés et anxieux se sont résignés à cette virée quasi quotidienne chez les militaires car le liquide de leurs robinets est contaminé au plomb.

Le fait que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ait décrété lundi un état d’urgence pour le virus Zika ne signifie pas que les pays concernés vont soudain recevoir un afflux d’aide et d’argent. Pas si le précédent état d’urgence, autour de l’Ebola, doit servir d’exemple.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé jeudi la tenue d’une réunion d’urgence le 1er février sur l’épidémie de Zika, bénigne en apparence mais soupçonnée de provoquer de graves malformations congénitales et qui se propage « de manière explosive » sur le continent américain, avec 3 à 4 millions de cas attendus.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement annoncé jeudi la fin de la propagation d’Ebola au Liberia et l’arrêt de « toutes les chaînes connues de transmission en Afrique de l’Ouest », ravagée par la plus grave épidémie depuis l’identification du virus il y a 40 ans, écrit l’Agence France-Presse.