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Les conséquences de la pandémie de COVID-19 continuent de se préciser: outre le très lourd bilan en matière de santé, avec plus de 3 millions de mort des suites de la maladie, on dénoterait des pertes économiques particulièrement importantes chez les femmes, selon une récente note d’information d’Oxfam. Ainsi, ce sont quelque 800 milliards de dollars qui auraient disparu des poches d’une population souvent déjà plus fragilisée depuis l’éclatement de la crise.

Le débat sur le salaire minimum à 15$, au Québec, est-il déjà dépassé? Les gens de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) semblent le penser; dans une nouvelle note socio-économique publiée cette semaine, on affirme ainsi que le salaire minimum doit s’établir à 18$ de l’heure pour que chaque personne dispose d’un revenu viable, soit les entrées d’argent suffisantes pour échapper à la pauvreté.

L’annonce publiée par Olivier Primeau, propriétaire du Beach Club de Pointe-Calumet, dans la région de Montréal, aura fait grand bruit: des postes de journalistes payés… 5$ le texte. L’affaire a scandalisé bien des membres de la profession, à juste titre. Ce faisant, la délicate question des conditions de travail a été ramenée à l’avant-plan.

Les hommes sont généralement moins portés à faire preuve d’empathie envers les travailleurs étrangers temporaires qui sont envoyés récolter les aliments dans les champs, mais ont aussi moins tendance à considérer les stocks de nourriture et les chaînes d’approvisionnement et de production comme des enjeux de sécurité nationale, selon une étude menée par un chercheur de l’Université d’État de Washington.

Voilà plusieurs années que les indicateurs économiques sont au jaune, voire au rouge pour la génération dite des milléniaux, soit les gens approximativement nés entre le début des années 1980 et le milieu des années 1990. Une nouvelle étude du gouvernement américain le confirme: chez l’Oncle Sam, du moins, ces milléniaux sont aux prises avec des conditions économiques moins favorables que celles dont ont profité leurs parents et grands-parents. Une situation qui ne semble pas sur le point de s’améliorer.

L’idée d’une semaine de quatre jours continue de gagner des appuis, affirme Alice Martin, chef de la division Travail et Salaire au sein de la New Economics Foundation, un groupe de réflexion britannique, en prévision d’une présentation à la Society 4.0 Conference de l’Université Swinburne, en Australie.