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« Je ne m’abaisserai pas à de telles frivolités. » Voilà ce qu’a lancé mercredi le secrétaire d’État américain Rex Tillerson. Le chef de la diplomatie américaine avait convoqué la presse à la dernière minute à la Maison-Blanche, sans ajouter l’événement à l’horaire officiel, alimentant les rumeurs sur une possible démission.

Donald Trump a évoqué le limogeage du directeur du FBI lors de sa rencontre avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, pour expliquer pourquoi il n’avait pu jusqu’alors trouver de terrains de coopération avec Moscou, ont déclaré dimanche deux des principaux responsables de l’administration américaine.

Les ministres des Affaires étrangères du G7 se sont réunis lundi en Toscane à la faveur d’un sommet annuel où l’Europe et le Japon devraient chercher à clarifier la position américaine sur nombre de questions, en particulier celle de la guerre en Syrie.

Pour régler sa première grosse crise diplomatique, le président des États-Unis s’est appuyé sur les experts militaires plutôt que sur les politiques qui ont occupé le haut du pavé lors des premières semaines de sa présidence et a montré une volonté d’agir vite, soulignent ceux qui se sont retrouvés au coeur de l’action.

Le Kremlin a beau démentir s’être immiscé dans la campagne présidentielle américaine pour favoriser la victoire de Donald Trump, cette affaire sans précédent complique la tâche du futur président des États-Unis pour parvenir à un réchauffement des relations entre Washington et Moscou.