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Dans les premiers jours de la mise au point de vaccins contre la COVID-19, un média social moins connu a offert une plateforme pour des gens partageant les mêmes avis afin qu’ils puissent parler de vaccins, partager de fausses informations et spéculer sur les motivations pour leur mise au point. Une nouvelle étude de l’Université du Kansas démontre que des gens se sont rendus sur la plateforme en question, Parler, pour y trouver une « chambre d’écho », et que ces conversations peuvent permettre de mieux communiquer à propos de l’efficacité vaccinale lors de crises sanitaires.

La droite américaine s’entre-déchire-t-elle par médias interposés? À mesure que Fox News s’éloignait des arguments avancés par l’ex-président américain Donald Trump, celui-ci s’est tourné vers Newsmax et OAN, deux réseaux beaucoup plus campés à droite, et surtout plus disposés à répéter les allégations sans fondement de l’ancien locataire de la Maison-Blanche, y compris certains de ses pires mensonges. Selon une étude du Pew Research Center, cependant, de là à évoquer la disparition du plus vieux des trois réseaux, il y a tout un pas à franchir.

Les Facebook, Twitter et autres WhatsApp de ce monde censurent-ils les propos politiques en ligne? La question se pose, notamment aux États-Unis, où la notion de liberté d’expression a bien souvent le dos large, et où la prochaine élection présidentielle, dans un peu plus de deux mois, se joue notamment sur le terrain de la « censure » des points de vue conservateurs. Un récent sondage démontre d’ailleurs que la quasi-totalité des électeurs républicains américains croit que leurs idées sont censurées en ligne.

La mort de George Floyd lors d’une intervention policière servira-t-elle de grand unificateur entre les divers groupes politiques et sociaux des États-Unis? Une récente enquête du Pew Research Center révèle qu’à travers l’ensemble des groupes ethniques, et même entre les principaux partis, la majorité des personnes interrogées appuient le mouvement Black Lives Matter. 

Il fallait s’y attendre: après tout, le président des États-Unis, celui-là même qui doit normalement représenter l’autorité politique suprême du pays, n’a-t-il pas affirmé à maintes reprises, au début de la pandémie, que la COVID-19 « est comme une grippe », et « qu’elle disparaîtra bientôt, par miracle »? Selon un récent sondage du Pew Research Center, la confiance des Américains envers les scientifiques et les autorités médicales a augmenté depuis le début de la crise sanitaire, mais cet appui est divisé en fonction des allégeances politiques.

Pour la première fois de l’histoire récente des États-Unis, la date de l’élection présidentielle américaine, prévue le 3 novembre, sera-t-elle reportée? Selon une enquête du Pew Research Center, la pandémie de coronavirus pourrait avoir un impact important sur la tenue de cet important processus politique. C’est du moins l’avis de 66% des personnes sondées, et une majorité des répondants proposent d’accroître la participation en favorisant le vote par la poste.

Le président américain a beau s’auto-congratuler tous les jours lors de ses séances de breffage officielles, à la Maison-Blanche, ses électeurs jugent qu’il a en fait été trop lent à réagir à la pandémie de COVID-19, une crise sanitaire sans précédent depuis un siècle qui a maintenant fait plus de 40 000 morts et trois quarts de million de malades au pays de l’Oncle Sam.

La prestigieuse revue américaine Science aura rarement vu un éditorial aussi vitriolique: dans l’édition du 13 mars, son rédacteur en chef se lance dans une attaque à fond de train contre l’administration Trump et sa gestion bâclée de la lutte au coronavirus. 

Un sondage publié cette semaine contient une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne: en dépit de l’avalanche de désinformation autour du coronavirus depuis deux mois, une majorité d’Américains voient clair à travers l’écran de fumée. La mauvaise: les républicains sont divisés sur qui croire, entre Trump et les experts médicaux.