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Depuis longtemps, les chiffres montrent que les chercheurs publient davantage que les chercheuses. Pour la première fois, une étude pointe une corrélation entre ce fait et la conciliation travail-famille, qui tourne plus souvent au désavantage des femmes. Et la COVID-19 risque d’avoir amplifié le problème.

L’influence des revues scientifiques « prédatrices » ou « frauduleuses », c’est-à-dire celles qui publient tout ce qu’on leur envoie moyennant un généreux paiement, n’est pas à sous-estimer: une enquête révèle qu’un grand nombre d’entre elles font toujours partie de la base de données scientifique Scopus, l’une des plus utilisées par les chercheurs.

« J’avais l’impression d’être un échec complet, parce que je ne mène pas de recherches visant à guérir la COVID. » Une réaction apparemment répandue depuis quelques mois, note un reportage de la revue britannique Nature.

Vous êtes partisan de l’accès gratuit aux recherches scientifiques et vous voulez que vos recherches soient accessibles à tous les lecteurs d’une revue scientifique prestigieuse dès leur publication? L’éditeur de la revue Nature est finalement d’accord. À condition que vous payiez 9500 euros.

Les manifestations contre le meurtre de George Floyd par des policiers de Minneapolis ont eu des échos dans les rues du monde entier, et jusque dans des revues savantes et des associations scientifiques. Parce que le racisme systémique se glisse aussi dans la recherche.

Une compagnie virtuellement inconnue du milieu scientifique aurait-elle pu créer à elle seule une immense base de données des dossiers de plus d’un millier d’hôpitaux sur tous les continents? Dans cette histoire qui restera dans les mémoires sous le nom de Lancetgate, ce qui étonne n’est pas tant qu’un entrepreneur manifestement très ambitieux soit allé aussi loin, mais que personne chez The Lancet n’ait flairé le piège.

La COVID-19 frappe encore mais déjà, des chercheurs s’attèlent à déterminer d’où viendra la prochaine. Prédire l’inévitable pourrait-il être un jour possible?

Prédire les événements de l’année à venir est toujours un jeu difficile. Se projeter de 10 ans dans le futur, c’est courir un risque. Et pourtant, il y a des tendances qui, bien que noyées dans le flot quotidien de l’actualité, n’en sont pas moins très nettes.