Navigation : publication scientifique

Chaque année, le blogue Retraction Watch fait son bilan des erreurs de publication les plus mémorables des 12 derniers mois — celles assez grosses pour avoir conduit à une rétractation, c’est-à-dire le retrait d’un article publié. Sans surprise, la COVID-19 domine là aussi cette année.

Vous êtes partisan de l’accès gratuit aux recherches scientifiques et vous voulez que vos recherches soient accessibles à tous les lecteurs d’une revue scientifique prestigieuse dès leur publication? L’éditeur de la revue Nature est finalement d’accord. À condition que vous payiez 9500 euros.

Si vous n‘avez jamais entendu parler du Morbidity and Mortality Weekly Reports (MMWR), ce n‘est pas étonnant. C’est une « infolettre » des plus obscures pour le grand public —et en même temps, l’une des plus crédibles et des plus précieuses en santé publique depuis des décennies. Le fait que des fonctionnaires se soient ingérés dans son contenu en dit long sur la perte de crédibilité des agences américaines de la santé ces derniers mois.

Si vous avez entendu parler de la résolution cette semaine d’un des plus importants mystères des mathématiques, faites comme les mathématiciens: soyez sceptiques. Une occasion de rappeler quelque chose de fondamental en science: pour être pris au sérieux, il faut tout d’abord avoir publié.

Les revues scientifiques qui publient n’importe quoi sans vérifier, pour autant qu’on les paie, prolifèrent depuis 10 ans. La communauté scientifique s’en indigne, mais une des raisons de leur prolifération est que… une partie de la communauté scientifique les trouve bien utiles.

Lorsqu’un auteur signe un article dans une revue scientifique, son nom est suivi de son institution — généralement une université ou un centre de recherche. Il semblerait que ce soit la première fois de l’histoire qu’une revue médicale identifie un auteur comme « président des États-Unis, Washington, DC ».