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Pour la première fois, des chercheurs ont été en mesure de quantifier l’impact humain des changements climatiques sur la croissance de la productivité agricole mondiale. Dans des travaux publiés dans Nature Climate Change, des scientifiques des universités du Maryland, Cornell et Standford ont découvert que la productivité agricole mondiale avait chuté de 21% depuis 1961, ce qui, de l’avis des chercheurs, est l’équivalent de la perte de la croissance de la productivité des 7 dernières années.

Une collaboration à l’échelle internationale entre chercheurs, dont des scientifiques de l’Université d’Adélaïde, en Australie, et de l’Université de la Saskatchewan, a permis de découvrir de nouvelles variations génétiques dans les génomes du blé et de l’orge. Cette percée représente une avancée importante pour la mise au point de variétés plus productives de ces deux plantes très largement utilisées par l’industrie agricole mondiale.

Les hommes sont généralement moins portés à faire preuve d’empathie envers les travailleurs étrangers temporaires qui sont envoyés récolter les aliments dans les champs, mais ont aussi moins tendance à considérer les stocks de nourriture et les chaînes d’approvisionnement et de production comme des enjeux de sécurité nationale, selon une étude menée par un chercheur de l’Université d’État de Washington.

Une nouvelle étude s’est penchée sur la façon dont les subventions agricoles européennes sont distribuées, et ce jusqu’au niveau local. Les données révèlent que des milliards d’euros sont en fait distribués aux régions agricoles qui provoquent le plus dégâts environnementaux, et où les fermes sont déjà dans une situation financière avantageuse. Le tout aux dépens des régions les plus biodiversifiées et les plus pauvres, qui sont les parents pauvres du système.

Aliment essentiel un peu partout sur la planète – aux États-Unis seulement, on en a planté sur plus de 360 000 kilomètres carrés, l’an dernier, pour en tirer près de 50 milliards de dollars –, le maïs est menacé par la crise climatique. Selon une nouvelle étude, cependant, des moyens « exotiques » pourraient être utilisés pour assurer la survie de cette plante plus qu’utile à notre civilisation.

Qu’arriverait-il si notre système agro-alimentaire était géré de façon plus durable à travers le monde ? Il pourrait peut-être nourrir 10 milliards de personnes. Combien peut-il en nourrir à l’heure actuelle sans dépasser les limites de la planète? À peine 3,4 milliards, selon un calcul récent.