Navigation : prix nobel

La sélection des Nobel de science est réputée pour être particulièrement opaque: il n’y a pas de mises en candidatures officielles, les gagnants eux-mêmes sont prévenus moins d’une heure avant l’annonce faite à Stockholm, et les délibérations des comités sont gardées secrètes… pendant 50 ans.

Près de 50 ans après sa publication originale, Notes d’Okinawa, de Kenzaburō Ōe, est traduit en français aux éditions Picquier. Il s’agit d’un objet rare qui prend sans doute un intérêt particulier, cinquante ans après les faits: la rétrocession de l’archipel des Ryukyu au Japon après l’occupation américaine, de 1945 à 1972.

Depuis lundi, les trois Nobel de science — médecine, chimie et physique — ont récompensé le travail accompli par une poignée de sommités. Toutefois, les Nobel ont beau être les prix scientifiques les plus prestigieux aux yeux du public, ils n’en sont pas moins qualifiés, à intervalles réguliers, d’anachroniques, d’inadaptés à la façon de faire la science… et de sexistes. Ces critiques sont-elles justifiées? Le Détecteur de rumeurs survole quatre de ces critiques.

L’un des Nobel de médecine de cette année portait en 2017 un jugement sévère sur l’évolution des publications dans son propre domaine, qui conduit, disait-il, à faire paraître de plus en plus d’études qui contiennent beaucoup d’interprétations mais peu de preuves. Dans un texte d’opinion paru dans la revue Nature, il donnait même en exemple certains de ses propres travaux.

Elle ne renversera pas les critiques récurrentes du Nobel à elle seule, mais Donna Strickland a accompli un exploit longtemps attendu: devenir la première femme en 55 ans à décrocher un Nobel de physique, et la troisième en 118 ans.

Alors que s’ouvre la saison des Nobel, on apprend que la très prestigieuse et très opaque institution connaîtra, en vue de l’année prochaine, un changement qui, pour elle, est l’équivalent d’un séisme. Pour la première fois de son histoire, le Comité Nobel va inclure dans son appel à candidatures une demande: prendre en considération la place des femmes et la diversité géographique.

Le prix Nobel de littérature 2017 a été attribué jeudi à Kazuo Ishiguro, écrivain et romancier britannique d’origine japonaise, dont les thèmes de prédilection sont le souvenir, le temps et l’illusion personnelle, a annoncé l’académie suédoise. 

Depuis lundi, les trois Nobel de science — médecine, chimie et physique — ont récompensé le travail accompli par une poignée de sommités. Toutefois, les Nobel ont beau être les prix scientifiques les plus prestigieux aux yeux du public, ils n’en sont pas moins qualifiés, à intervalles réguliers, d’anachroniques, d’inadaptés à la façon de faire la science… et de sexistes. Ces critiques sont-elles justifiées?