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Il y a la crise de la COVID-19, oui, mais aussi la crise environnementale, cette relation amour-haine entre l’humanité et la planète sur laquelle elle prospère. Et pour ne pas oublier l’existence de ces problèmes graves qui nous menacent toujours, mais aussi pour étayer les impacts mutuels entre notre civilisation et notre monde, le Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM) présente Écologies, une exposition qui sert à la fois de manifeste et de vitrine des beautés qui nous entourent.

Sylvie Ambroise a longtemps rêvé d’être journaliste. Il aura fallu travailler pendant plusieurs années, mais voilà que cette femme originaire de Uashat-Maliotenam vient d’obtenir le poste tant convoité: animatrice de l’émission Nouvelles nationales sur la chaîne APTN. Elle s’exprime sur son parcours dans le cadre du plus récent épisode du podcast Entretiens journalistiques.

De ces beaux films imparfaits, mais nécessaires, l’irrésistible Kuessipan de Myriam Verreault, co-scénarisé par Naomi Fontaine et librement inspiré de son recueil de poésie du même nom, en fait certainement partie. En ces temps incertains, sa disponibilité à grande échelle autant physique que numérique le place en tête des suggestions pour s’ouvrir aux autres et se cicatriser le cœur.

« Tous les jours, des millions de gens voient leurs droits être bafoués »: la déclaration, tirée du communiqué accompagnant le plus récent rapport d’Amnistie internationale, est sans équivoque. Selon l’organisation internationale, la situation des droits de la personne dans les deux Amériques demeure particulièrement précaire. Et le Canada, englué dans une nouvelle crise liée à son traitement des Premières Nations, n’y échappe pas non plus.

Joe Sacco, l’inventeur du « BD-journalisme », lève le voile sur les ravages du colonialisme canadien avec Payer la terre, un album retraçant le difficile parcours des Dénés, un peuple autochtone des Territoires du Nord-Ouest.

S’intéresser aux Premières Nations est une chose – c’est après tout l’une de nos plus grandes cicatrices –, mais bien le faire en est une autre. Quel bonheur que de découvrir ce très joli Kuessipan, qui à travers bon nombre de défauts, laisse percevoir un film auquel on s’attache aisément.