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Le prolifique écrivain Parker Bilal, le nom de plume de Jamal Mahjoub, vient de publier le quatrième tome des aventures du détective soudanais Makana. Toujours installé dans la capitale égyptienne, le privé se retrouve cette fois lié à une sombre affaire de trafic d’oeuvres d’art sur fond de Deuxième Guerre du Golfe.

On ne pourra jamais dire que Jean-Jacques Pelletier ne sait pas s’adapter au discours contemporain: après le Bain de sang, sorti en 2016, voilà que la suite, Deux balles, un sourire, un roman policier publié aux éditions Hurtubise, mélange revendications vertes et populisme à la Donald Trump.

Avec une offrande par année depuis des décennies, on le sait depuis longtemps qu’avec Woody Allen, il faut en prendre et en laisser. Toutefois, il est habituellement confortable de le retrouver alors qu’il expose ses très nombreuses névroses à l’écran, qu’il se mette en vedette ou utilise un avatar pour se personnifier.

Le génie du cinéaste grec Yorgos Lanthimos n’est plus à prouver et pourtant, même pour les cinéphiles avertis, il parvient encore à surprendre à chaque détour. On aimerait donc déclarer que The Killing of a Sacred Deer est sa proposition la plus décalée, mais face au contenu de son envieuse filmographie, on dira seulement qu’il s’agit à nouveau d’une œuvre rien de moins qu’admirable tout autant qu’elle est déroutante.

La réputation de l’auteure de polars Fred Vargas n’est plus à faire. Munie de son étonnant personnage Adamsberg, l’écrivaine multiplie les romans policiers au ton quelque peu décalé, où les réflexions bien souvent bigarrées de cet homme étrange donnent un certain charme à la chose. Malheureusement, pour Un lieu incertain, paru en 2008, Vargas donne l’impression d’être sur le pilotage automatique.