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La plus grande fête à saveur politique, dimanche soir, ne devait pas être dans les locaux de Québec solidaire, malgré l’élection (sans surprise) de Gabriel Nadeau-Dubois et de Manon Massé aux postes de co-porte-parole de la formation. Non, c’est plutôt du côté du Parti libéral du Québec que l’on devait sabler le champagne, en constatant la suite de l’autodestruction de la gauche politique.

C’est la nouvelle tendance chez les commentateurs politiques, on parle constamment de fusion. On en entend parler à toutes les sauces pour tous les partis. Cela force souvent ceux-ci à se prononcer sur une question qu’ils ne se posaient même pas. Mais pour Québec solidaire, l’éventualité de fusionner avec Option nationale semble avoir été prise au sérieux.

Cela n’était, après tout, qu’une question de temps: l’annonce tombée lundi soir vient pratiquement confirmer que Gabriel Nadeau-Dubois se lancera en politique sous la bannière de Québec solidaire. Pour l’un des anciens porte-parole du mouvement étudiant lors du « printemps érable », le geste a des allures de retour au bercail.

Autant la Coalition avenir Québec (CAQ) que Québec solidaire (QS) ont tiré à boulets rouges, vendredi, sur le Parti libéral du Québec (PLQ) et le Parti québécois (PQ) en lien avec les récentes révélations concernant la firme SNC-Lavalin, sommant les deux principaux partis politiques de rembourser « l’argent sale ».

Arrivé en sauveur, il n’aura en fait été qu’un messie temporaire. L’homme d’affaires Pierre Karl Péladeau a annoncé lundi qu’il quittait définitivement son poste de chef du Parti québécois, pratiquement deux ans jour pour jour après sa première élection comme député de Saint-Jérôme.

Le mélange entre politique et médias continue de faire grincer des dents. Plus d’un an après l’élection de Pierre Karl Péladeau comme député du Parti québécois, et alors que l’ex-homme d’affaires est aujourd’hui le chef de la formation souverainiste, le Centre d’étude des médias (CEM) de l’Université Laval publie finalement son rapport sur le « cas » Péladeau. Verdict? Le mariage des genres ne prend toujours pas au sein d’une bonne partie de la population.