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Pour quiconque a suivi un tant soit peu le conflit israélo-palestinien, les 80 dernières années ressemblent à une reprise des mêmes comportements, avec des résultats toujours plus déprimants (et sanglants). Oslo, un téléfilm produit par HBO, raconte ce qui a probablement été le moment où la paix a véritablement paru à portée de main, avec les Accords du même nom.

Le ton est donné: selon l’envoyé des Nations unies au Moyen-Orient, Nickolay Mladlenov, le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens « est dans un impasse totale », et la question est si délicate qu’il existe un « risque accru de violence et d’escalade régionale ».

Si un calme précaire semble revenu dans la bande de Gaza et en Israël, après de violents échanges de tirs il y a deux jours, l’envoyé spécial des Nations unies pour le Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, met en garde contre une nouvelle escalade meurtrière dans cette région déjà trop souvent éprouvée par la guerre.

C’est tout un défi de créer et de maintenir un suspense, dans une pièce de théâtre comme dans un récit, quand tout le monde sait comment l’histoire finit. Ce défi a été relevé haut la main par l’équipe qui joue et qui réalise Oslo, à l’affiche en ce moment et jusqu’au 13 octobre, chez Duceppe.

Au moins 55 Palestiniens, dont six mineurs, ont été tués et 2700 blessés par l’armée israélienne lundi à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, jour du 70e anniversaire de la création de l’État hébreu et de l’inauguration de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem.

À travers Israël, mais surtout à travers la Cisjordanie, il est là: le mur. « Barrière de sécurité » pour les uns, « mur de ségrégation raciale » pour les autres, le ruban de béton serpentant dans les territoires palestiniens a inspiré au dramaturge britannique David Hare un documentaire d’animation contemplatif simplement intitulé Le mur.

Gaza isolée. Gaza sous les bombes. Gaza sous la pression de ses propres factions en proie à d’éternelles luttes intestines. Dans Gaza dans la peau, paru chez l’Aube noire, l’auteure Selma Dabbagh trace un portrait intimiste et puissant de cette bande de terre vouée aux gémonies, à la fois lueur d’espoir et épine dans le flanc de la cause palestinienne.

Israël a renforcé les mesures de la sécurité dans la vieille ville de Jérusalem et des heurts se sont produits à l’occasion des prières du vendredi, le premier ministre Benjamin Netanyahu ayant décidé le maintien des détecteurs de métaux à l’entrée de l’esplanade des Mosquées. Au moins trois Palestiniens ont été tués.