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Défié par certains, nié par d’autres, le consensus scientifique demeure le rempart collectif pour contrer la désinformation et répondre aux sceptiques et complotistes. En parler est dans l’air du temps en raison de la COVID-19 et de la litanie d’opinions relayées dans les médias: les uns déplorent l’absence de ce consensus tandis que les autres l’invoquent pour expliquer la situation. Le Détecteur de rumeurs propose de remettre les pendules à l’heure.

De tous les pays du monde, ce sont les États-Unis qui ont le moins bien géré la pandémie de COVID-19, révèle un nouveau sondage international effectué par le Pew Research Center. Le rapport de ce coup de sonde planétaire est publié la même journée où l’administration Trump franchit la barre des 200 000 morts des suites de la maladie.

L’une des conséquences de l’accroissement du volume d’informations accessibles est le fait que la proportion d’entre elles qui peuvent être absorbées diminue. Une personne se retrouvera donc avec une mince tranche d’informations et d’opinions, et devient donc plus vulnérable face à la désinformation et risque de polariser davantage ses opinions. Pour en finir avec cette tendance, des experts en informatique affirment qu’il est nécessaire de développer de nouveaux algorithmes pour élargir nos horizons.

Pendant que les différents pays se réjouissaient —comme au Québec— ou s’inquiétaient —comme en France— des résultats de leurs élèves à l’enquête PISA, un élément troublant les unissait: moins d’un élève sur 10 s’est avéré capable de distinguer un fait d’une opinion. 

Tel que prouvé par certains incidents particulièrement controversés, comme le scandale impliquant Facebook et Cambridge Analytica, les médias sociaux peuvent représenter une véritable mine d’or en matière d’informations personnelles. De fait, des chercheurs d’un peu partout dans le monde ont tenté de développer des outils pour analyser l’activité sur les médias sociaux et récupérer automatiquement des informations sur les positions des internautes sur divers sujets.

Au coeur de nombreuses transformations depuis quelques années, le journal La Presse cherche à innover dans un contexte de renouvellement médiatique constant. Et parmi les acteurs de ces changements, on trouve l’éditorialiste en chef François Cardinal, qui s’interroge sur les méthodes à adopter pour assurer l’avenir du quotidien et des autres grands noms du journalisme au pays.