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En théorie, l’Organisation mondiale de la santé pourrait hausser son niveau actuel d’alerte à « urgence de santé de portée internationale » — qui est, dans son jargon, le niveau de risque le plus élevé.

Alors que la menace recule dans les pays riches, la seule chose qui pourrait retarder la sortie du confinement — ou même provoquer une nouvelle vague — c’est la croissance un peu partout dans le monde du variant observé pour la première fois en Inde.

Si la première vague de la pandémie de COVID-19 avait notamment poussé les pays riches à entrer dans une course, les uns contre les autres, pour se procurer du matériel de protection médicale, notamment des masques, des gants et tout le nécessaire pour effectuer des tests de dépistage, la deuxième vague menace encore plus d’accentuer la politisation de la crise, une tendance dangereuse contre laquelle met en garde l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Trois quarts de siècle après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, et la création, quelques mois après la reddition du Japon, de l’Organisation des Nations unies, l’idée de la coopération internationale est toujours d’actualité, révèle un grand sondage du Pew Research Center. Cette idée de collaboration entre les pays est même associée à un bilan moins lourd de la pandémie de COVID-19.

Pour les uns, Bill Gates a prédit la pandémie, ce qui prouve qu’il nous cache quelque chose. Pour les autres, personne n’aurait pu prévoir une crise sanitaire de cette ampleur. Le Détecteur de rumeurs explique pourquoi les deux affirmations sont fausses.