Navigation : mortalité

Les chaleurs insoutenables du Moyen-Orient sont souvent données en exemple pour illustrer les risques de décès lors de futures canicules. Une panne d’électricité dans une grande ville d’Amérique du Nord ou d’Europe serait tout aussi dangereuse.

Le variant apparu à Manaus, au Brésil, n’est pas seulement plus transmissible, comme ses cousins britannique et sud-africain. On le soupçonne d’être capable de réinfecter des gens qui avaient déjà eu le virus l’an dernier. Et ce, dans un pays dont le président a longtemps retardé l’achat de vaccins, refusé le confinement, et se moque encore du port du masque.

La consommation excessive de sucre ajouté tuerait plus de gens que le tabac. Ces propos de l’auteur et journaliste scientifique Gary Taubes et de l’endocrinologue Robert Lustig, de l’Université de Californie, ont fait beaucoup jaser au cours de la dernière décennie. Qu’en est-il réellement? Le Détecteur de rumeurs s’est penché sur la question.

Des variants du coronavirus ont été identifiés à la fin de 2020 au Royaume-Uni, en Afrique du Sud et au Brésil, avant de se propager dans plus de 60 pays, dont le Canada. Il a rapidement été dit qu’ils étaient plus contagieux, quoique pas plus mortels. Mais ce n’est pas aussi simple, explique le Détecteur de rumeurs.

La pandémie de COVID-19 continue de faire des ravages au pays, notamment en ce qui concerne le nombre de décès enregistrés au Canada depuis le début de l’année. Dans un rapport préliminaire, Statistique Canada révèle que l’éclatement de la crise sanitaire et l’impact du virus ont tué plusieurs milliers de personnes en plus que lors d’une année typique.

À en croire une nouvelle rumeur, le Centre américain de contrôle des maladies (CDC) aurait « discrètement » annoncé que « seulement 6% de tous les décès » attribués à la COVID-19 seraient morts de cette maladie. Le Détecteur de rumeurs explique pourquoi « la seule cause mentionnée sur le certificat de décès » ne veut pas dire que « seules ces personnes sont mortes de la COVID-19».

Entre la minorité bruyante qui prétend faussement que « la COVID-19 n’est pas pire qu’une grippe » et la majorité qui s’inquiète de la portée finale qu’aura cette pandémie, il y a malgré tout un point d’entente: il est très difficile de déterminer le pourcentage exact de décès qu’entraîne cette maladie. Cela a contribué à entretenir une confusion dans le public. Le Détecteur de rumeurs explique pourquoi il est si difficile d’avoir l’heure juste.

« Les chiffres que nous donnent les médias sont faux », répète avec insistance le narrateur d’une vidéo partagée des centaines de milliers de fois sur YouTube. Ses propres chiffres ne sont toutefois pas toujours vrais, et que même lorsqu’ils le sont, leur interprétation laisse à désirer, constate le Détecteur de rumeurs.