Navigation : misogynie

Nous vivons dans un homme pensé par et pour les hommes. Fort heureusement, les tentatives de transformation de cette société résolument patriarcale depuis des siècles permet d’y aller d’une série de réflexions profondes sur les bases sur lesquelles s’appuient nos façons de fonctionner et d’agir. Le Boys Club, publié aux Éditions du remue-ménage, ouvre justement la porte à l’une de ces réflexions, menée ici de main de maître par Martine Delvaux.

Une équipe de recherche de la Warton School, de l’Université de Pennsylvanie, a découvert que la formation pour s’ouvrir à la diversité en milieu de travail n’entraîne habituellement pas beaucoup de changements au sein des entreprises – bien qu’elle puisse mener des femmes et des membres des minorités culturelles à renforcer les programmes de mentorat.

Les femmes ont encore du mal à se tailler la place qui leur revient dans les publications de recherche scientifique, particulièrement dans les plus influentes. Et elles figurent encore trop peu également parmi les signataires-clefs (premier ou dernier auteur de la liste), soit les signataires qui sont les plus souvent cités.

Il subsiste des biais contre les femmes en science… lorsqu’il s’agit de décrocher une subvention, lorsqu’il s’agit d’être invitée à réviser l’article de collègues et lorsqu’on compte le nombre de photos dans les livres de médecine.

Elle ne renversera pas les critiques récurrentes du Nobel à elle seule, mais Donna Strickland a accompli un exploit longtemps attendu: devenir la première femme en 55 ans à décrocher un Nobel de physique, et la troisième en 118 ans.

On ne s’étonne plus d’apprendre que des climatosceptiques insultent et menacent des climatologues. Mais serait-il possible que les femmes climatologues soient ciblées encore plus durement?

Geeks, nerds, accros, passionnés… ils sont toujours plus nombreux, s’entassent par dizaines, voire centaines de milliers dans divers centres des congrès à travers le monde pour célébrer leurs hobbys et leurs idoles, font tourner une véritable économie. Pourtant, à travers tous les produits dérivés, les costumes, les conventions, les compétitions, on retrouve un côté sombre: celui du sexisme et de la misogynie. Dans son documentaire Geek Girls, présenté cette fin de semaine au festival Fantasia, la cinéaste montréalaise Gina Hara tente de faire la lumière sur le sujet.

La pièce dure 90 minutes, mais il en avait fallu bien moins que cela pour en établir l’importance, la nécessité du propos avancé, martelé dans cette pièce de l’auteure Catherine Léger. Forte de son succès, l’oeuvre Baby-Sitter reprend ainsi l’affiche à La Licorne fin juillet, avant d’entamer une tournée québécoise. Rencontre avec Isabelle Brouillette, le personnage principal de ce coup de poing théâtral.

« Fourre-là dans l’cul! » Le ton est donné dans les premières minutes de la pièce Baby-Sitter, présentée sur les planches de La Licorne. Adaptée du triste phénomène consistant à crier « Fuck her right in the pussy » en passant devant des journalistes en direct, l’oeuvre de l’auteure Catherine Léger tire à bout portant sur la misogynie et les rapports de force entre les sexes.