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On embauche: « officier de protection planétaire ». Cette offre d’emploi de la NASA a fait beaucoup sourire ces derniers jours, tant elle semble suggérer que l’agence spatiale américaine cherche quelqu’un qui puisse nous protéger d’une invasion extraterrestre. En réalité, cette personne sera beaucoup plus occupée à protéger d’éventuels Martiens… contre des envahisseurs venus de la Terre.

On sait qu’il existe des parasites qui peuvent conduire des animaux à commettre des actions dangereuses, voire suicidaires. Pourrait-il en exister qui, à l’inverse, conduisent à des comportements généreux, altruistes?

Protéger les autres planètes d’une contamination par des bactéries terriennes est en train de quitter le terrain théorique pour mettre les deux pieds dans la réalité: c’était le premier sujet à l’ordre du jour du congrès annuel d’astrobiologie le mois dernier, en Arizona, et au moins trois futures sondes spatiales sont directement concernées.

Quiconque a déjà examiné la façon dont la vie s’organise à l’échelle microscopique a été étonné par la précision avec laquelle se répètent des milliards d’opérations, assurant que, par exemple, nos gènes soient reproduits tel quel, d’une cellule à l’autre. Mais en réalité, la vie semble accepter le risque de voir des erreurs se glisser… en autant que ça aille vite.