Navigation : météo

Pour la première fois, des chercheurs ont été en mesure de quantifier l’impact humain des changements climatiques sur la croissance de la productivité agricole mondiale. Dans des travaux publiés dans Nature Climate Change, des scientifiques des universités du Maryland, Cornell et Standford ont découvert que la productivité agricole mondiale avait chuté de 21% depuis 1961, ce qui, de l’avis des chercheurs, est l’équivalent de la perte de la croissance de la productivité des 7 dernières années.

Les gigantesques feux de forêt et de broussailles de 2019 et 2020 en Australie, un événement surnommé « l’été noir », sont un « réveil draconien » démontrant les effets extrêmes des changements climatiques dans ce pays-continent, selon un groupe d’experts qui a publié une nouvelle étude se penchant sur les facteurs ayant provoqué cette catastrophe.

Inutile de dire qu’au plan scientifique, tout ce qui tourne autour de la COVID — en particulier les vaccins et les variants — sera suivi de très près cette année. Mais à quoi d’autre faut-il s’attendre en 2021?

En janvier, les incendies qui ont ravagé 58 000 km2 de forêts en Australie étaient en lice pour devenir l’événement marquant de 2020 — si un virus n’était pas venu monopoliser l’actualité. En envoyant trois fois plus de fumée dans la stratosphère que tout événement comparable de l’histoire récente, ils ont donné un avant-goût des temps à venir. Mais ils n’ont pas été le seul événement météo extrême de 2020.

Catherine Neish compte les jours jusqu’à son lancement spatial. Si cette chercheuse spécialisée en géologie planétaire ne se prépare pas à quitter le plancher des vaches, elle joue un rôle essentielle dans le cadre d’une mission interplanétaire – envoyer un drone robotisé sur Titan, la lune de Saturne, pour tenter d’y trouver de la vie. Date du départ: 2027.

La Californie pourrait bien vivre une variation de 54% de sa pluviométrie d’ici la fin du siècle, selon une nouvelle étude du professeur adjoint Da Yang, de l’Université de Californie à Davis. Cela signifie davantage de fortes pluies qui pourraient entraîner des inondations rapides, mais aussi des périodes de sécheresse prolongée.

L’année dernière fut la plus chaude de l’histoire récente… à l’exception de l’année 2016. Ce constat inquiétant a été présenté mercredi par l’Organisation météorologique mondiale (OMM), qui est liée aux Nations unies. Selon l’agence internationale, cette tendance au réchauffement planétaire va se poursuivre, en raison de l’accroissement des émissions de gaz à effet de serre.

En 2012, des politiciens de la Caroline du Nord votaient une loi interdisant à l’océan Atlantique de monter de plus de 37 centimètres, ou 15 pouces. Pas de chance, il semble que l’ouragan Florence n’ait pas reçu le mémo.