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L’autorisation le 7 juin aux États-Unis d’un nouveau médicament contre l’Alzheimer provoque des remous. Au cours de la semaine, trois experts de l’agence américaine chargée d’autoriser les médicaments ont démissionné, invoquant une décision prématurée, compte tenu de la maigreur des données.

Une demi-douzaine d’articles dans des médias québécois et canadiens ont présenté, en mai 2020 puis de nouveau le mois dernier, un médicament qui, testé en Alberta, serait à même de « révolutionner » le traitement du cancer. Le Détecteur de rumeurs rappelle pourquoi il faut être prudent avant d’utiliser le mot « révolutionnaire ».

Anticorps monoclonaux, plasma de convalescents, dexaméthasone… La liste des médicaments qui pourraient avoir un impact positif contre la COVID est longue, mais les résultats de recherches sont souvent maigres, en partie parce que le financement a dû faire face à une sérieuse concurrence —les vaccins— et à une certaine désorganisation.

Pour certains, chaque lendemain de congé, en particulier au temps des Fêtes, comporte le risque de se réveiller avec un mal de tête, la nausée et une fatigue extrême, résultats d’une soirée trop bien arrosée. Pourquoi a-t-on la gueule de bois ? Y a-t-il des cures miracles ? Peut-on prévenir? Le Détecteur de rumeurs fait le tour de la question.

Deux vastes études, menées auprès de plus de 11 000 patients chacune, et publiées début octobre, ont conclu que l’hydroxychloroquine ne diminuait pas le taux de mortalité de la COVID-19, et ne réduisait pas la durée des séjours hospitaliers. Est-ce le mot de la fin, pour ce traitement peu cher mais controversé ? Pas complètement, constate le Détecteur de rumeurs.

Une compagnie virtuellement inconnue du milieu scientifique aurait-elle pu créer à elle seule une immense base de données des dossiers de plus d’un millier d’hôpitaux sur tous les continents? Dans cette histoire qui restera dans les mémoires sous le nom de Lancetgate, ce qui étonne n’est pas tant qu’un entrepreneur manifestement très ambitieux soit allé aussi loin, mais que personne chez The Lancet n’ait flairé le piège.