Navigation : journalisme indépendant

L’annonce publiée par Olivier Primeau, propriétaire du Beach Club de Pointe-Calumet, dans la région de Montréal, aura fait grand bruit: des postes de journalistes payés… 5$ le texte. L’affaire a scandalisé bien des membres de la profession, à juste titre. Ce faisant, la délicate question des conditions de travail a été ramenée à l’avant-plan.

Sans surprise, le journalisme est un métier qui se déroule dans quantité de langues, y compris le français, mais aussi l’anglais. Voilà pourquoi, pour cet épisode spécial d’Entretiens journalistiques, l’animateur Hugo Prévost sort son plus bel anglais du dimanche pour accueillir son invitée, la journaliste indépendante Tracey Lindeman.

Métier exigeant, le journalisme à la pige apparaît parfois comme une vocation de desperados. Au Congrès de l’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ) les 23 et 24 novembre, la perspective d’une lutte pour la protection juridique de cette profession est venue susciter l’enthousiasme. S’agit-il d’une éclaircie pour le journalisme indépendant?

Le journalisme est un métier qui est rarement confiné au 9 à 5. Pour la plupart des travailleurs de l’information – et encore plus pour les journalistes indépendants, le journalisme passe en premier, et la vie personnelle en second, y compris les soirs et les fins de semaine. Pour Julie Champagne, confrontée à cette réalité, il a été nécessaire de s’adapter, et ce deux fois plutôt qu’une.

Peut-on réellement être entièrement détaché de son sujet? La sacro-sainte objectivité journalistique, vantée comme la valeur fondamentale pour tout bon reporter, en prend régulièrement pour son rhume lorsque l’on est confronté(e) aux conditions difficiles du travail de terrain. Josiane Desjardins a vécu ce déchirement à l’occasion d’un mandat de plusieurs mois en Haïti.