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Les États-Unis offrent un portrait de plus en plus contrasté: la plupart des États avec le plus haut taux de vaccination sont ceux où le nombre de cas de coronavirus est à la baisse, et la plupart des États avec le plus faible taux de vaccination sont ceux où le nombre de cas continue de grimper.

Si la campagne de vaccination bat son plein dans certains pays occidentaux, notamment au Canada, ou encore aux États-Unis, les pays à faible revenu, eux, doivent prendre leur mal en patience. Selon l’organisation Oxfam, les dédales administratifs et financiers sont si importants, en fait, qu’au rythme actuel, il faudra plus d’un demi-siècle pour vacciner l’ensemble des populations les plus pauvres de la planète, celles-là mêmes qui sont les plus à risque de contracter la COVID-19, et ultimement d’en mourir.

L’annonce par les États-Unis qu’ils approuvent une suspension des brevets sur les vaccins contre le coronavirus, a réjoui tous ceux qui y voient la solution la plus prometteuse pour résoudre la crise dans le reste du monde. Mais il pourrait aussi s’agir d’une simple belle annonce: cette décision ne dépend pas que de Washington.

Le premier vaccin de l’histoire contre la malaria a commencé le 23 avril à être offert aux enfants de moins de deux ans au Malawi, et devrait dans les prochaines semaines s’étendre à 360 000 enfants de trois pays — Malawi, Kenya et Ghana. Suscitant à la fois enthousiasme et réserves.