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Nous ne sommes pas tous égaux face à une pandémie. La crise sanitaire frappe plus fort certains groupes: les aînés, les femmes, les immigrés… Ce que rappelle une récente analyse de l’Observatoire québécois des inégalités.

Le concept de démocratie a pris bien du plomb dans l’aile, en 2019, alors que des manifestations ont ébranlé bon nombre de pays, et que les dirigeants autoritaires ont continué de gagner en pouvoir et en influence, révèle un récent rapport de la publication The Economist.

Hong Kong, Chili, Équateur, Algérie, Liban, Haïti… la planète se révolte, et l’état de la colère publique inquiète les Nations unies, qui affirment que si chaque série de manifestations est unique, un thème central ressort: celui des inégalités entre les gouvernés et la classe des gouvernants.

Des gens vivant ou croyant vivre dans une société plus inégale sur le plan économique pourraient être davantage portés à soutenir un leader « fort », voire même autocratique, selon une nouvelle étude menée à l’échelle internationale.

Un vent socialiste souffle aux États-Unis, mais le maire de New York Bill de Blasio ne faisait pas allusion au révolutionnaire en lançant «Hasta la victoria, siempre!» devant les travailleurs en grève de l’aéroport de Miami, rapporte le quotidien mexicain La Jornada le 28 juin. Malgré les excuses pour cette référence à Che Guevara, les anticastristes de l’État de la Floride en ont profité pour épingler ce candidat à l’investiture démocrate.

Les études abondent pour démontrer que l’humain s’indigne des inégalités sociales — en particulier l’écart croissant entre les plus riches et les plus pauvres. Mais les études abondent également pour démontrer qu’à choisir entre égalité et inégalité, l’humain choisit souvent… l’inégalité.