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En janvier, les incendies qui ont ravagé 58 000 km2 de forêts en Australie étaient en lice pour devenir l’événement marquant de 2020 — si un virus n’était pas venu monopoliser l’actualité. En envoyant trois fois plus de fumée dans la stratosphère que tout événement comparable de l’histoire récente, ils ont donné un avant-goût des temps à venir. Mais ils n’ont pas été le seul événement météo extrême de 2020.

Une température de 38 degrés dans une ville de Sibérie le 20 juin. Et de 35 degrés le lendemain. On a beaucoup fait état de ces nouveaux records — 38 degrés représenterait un sommet, où que ce soit au-delà du cercle polaire arctique. Mais ces chiffres n’arrivent pas de nulle part.

En Californie, les transformations climatiques ont fait en sorte que l’automne a davantage des allures d’été, avec une météo plus chaude et plus sèche, qui vient accroître les risques de saisons des feux de forêt qui sont plus longues et dangereuses, selon une nouvelle étude effectuée à l’Université Stanford.

Il n’y a pas que l’Amazonie qui est la proie des incendies. De l’autre côté de l’océan, de larges régions des savanes d’Afrique centrale brûlent également cet été. Et très loin de là, des forêts de Sibérie brûlent à un rythme historique.

Comme s’il manquait de controverses, le président Trump a choisi d’en déclencher une sur les incendies qui font rage en Californie: ceux-ci seraient, selon lui, causés par les rivières californiennes « détournées » vers l’océan Pacifique.