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Régulièrement vivement critiqué pour sa gestion, ou plutôt, selon certains, son absence de gestion des contenus haineux sur ses pages, le réseau social Facebook a publié mardi son sixième rapport sur l’application de ses règles en la matière. L’entreprise américaine affirme avoir fait passer l’efficacité de son outil de détection de 89% à 95% lorsque vient le temps de débusquer des contenus haineux et de les effacer.

Des chercheurs de l’Université Caltech ont démontré que des algorithmes d’apprentissage machine peuvent surveiller des conversations sur les médias sociaux à mesure que celles-ci évoluent; cela pourrai un jour s’avérer être une façon efficace (et automatique) pour détecter les trolls en ligne.

Qu’il s’agisse des cabinets ministériels ou des conseils d’administration, gouvernements et compagnies tirent toujours de la patte en matière de lutte contre les discours haineux sur internet, soutient le rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté d’expression, qui réclame une concertation des politiques et des moyens mis en oeuvre pour lutter contre cette nuisance planétaire.

La haine en ligne se répand à l’échelle planétaire à l’aide de groupes qui s’organisent d’eux-mêmes et qui peuvent être répliqués, à diverses tailles, pour ensuite se lier entre eux et former des réseaux durables à travers plusieurs plateformes de médias sociaux, pays et langues, selon une nouvelle étude récemment publiée dans Nature.

L’horreur au cours d’un « jour sacré pour les chrétiens du monde entier »: les multiples attentats terroristes commis dimanche contre trois églises et trois hôtels de luxe du Sri Lanka ont choqué la planète, y compris l’ONU, dont le secrétaire général Antonio Guterres s’est dit « outré » par ces attaques qui ont fait au moins 207 morts et des centaines de blessés.