Navigation : gaz à effet de serre

Si la planète entière se réchauffe, il n’est pas étonnant que les océans se réchauffent aussi. Pourtant, derrière la nouvelle information publiée cette semaine, il y a une autre information, fondamentale pour comprendre l’avenir qui est en train de se dessiner. 

Le géant de l’informatique de Redmont veut se mettre au vert: Microsoft a annoncé jeudi son intention d’amener son bilan carbone à « zéro » d’ici 10 ans. Mieux encore, affirme l’entreprise, en utilisant des méthodes de captation des émissions polluantes et en améliorant son efficacité énergétique, Microsoft sera en mesure, d’ici 2050, « d’annuler son bilan carbone entier, depuis sa fondation en 1975 ».

L’arrivée au Portugal de l’égérie du climat Greta Thunberg, après deux semaines de voyage sur l’Atlantique, est venu donner le ton, mardi, dans le cadre de la grande conférence internationale sur le climat, la COP25, tenue à Madrid, à quelques centaines de kilomètres de là.

Le rapport qui, la semaine dernière, a confirmé que la quantité de gaz à effet de serre dans l’atmosphère continue de croître et ne montre aucun signe d’approcher un sommet, contenait une seule bonne nouvelle: le charbon est à la baisse. 

Une étude effectuée à l’aide de 94 000 choix de repas offerts en cafétéria a révélé que le fait de doubler les options végétariennes, en les faisant passer d’un sur quatre à deux sur quatre, avait permis de réduire les achats de repas riches en viande de 40 à 80% sans affecter les ventes de nourriture, au final.

Un des éléments les plus inquiétants du rapport spécial du GIEC sur les océans et les glaces — ce rapport qui fait grand bruit depuis sa sortie mercredi matin — est que la fonte du pergélisol dans l’Arctique pourrait à elle seule expédier plus de 1400 milliards de tonnes de carbone de plus dans l’atmosphère d’ici 2100, soit le double de ce qui s’y trouve actuellement.

Pendant des décennies, la pollution en Chine reflétait la croissance économique. Mais ce lien s’est affaibli au cours des dernières années, selon une nouvelle étude internationale publiée dans Science Advances.

Si le transport de marchandises par bateau est plus « propre » que celui par avion, camion ou train, la marine marchande a besoin d’un coup de barre pour réduire son empreinte carbone, constatent le Détecteur de rumeurs et Unpointcinq. Quatre choses à savoir pour bien comprendre l’enjeu.

Le constat est accablant: selon une nouvelle étude publiée par l’Organisation internationale du travail (OIT), pas moins de 80 millions d’emplois à temps plein sont menacés par les conséquences de la crise climatique d’ici à 2030. Pour l’économie planétaire, les impacts pourraient se chiffrer à 2400 milliards de dollars.