Navigation : fusée

En annonçant vendredi, le 16 avril, que la compagnie d’Elon Musk, Space X, était la gagnante de la course à la construction du futur véhicule lunaire, la NASA a laissé dans l’ombre deux questions importantes: pour combien de temps? Et qu’adviendra-t-il de la fusée lunaire?

Des astronomes ont découvert en septembre ce qui aurait pu être un de ces astéroïdes qui passent dangereusement près de la Terre… mais qui s’est avéré être un objet perdu depuis 54 ans.

Le fait que quatre astronautes — trois Américains et un Japonais — soient partis dimanche pour  la station spatiale internationale à bord d’une capsule et d’une fusée construites par une compagnie privée rappelle qu’un lent virage est en cours dans les vols spatiaux habités: un virage vers une place de plus en plus grande occupée par les compagnies.

La météo n’aura finalement pas eu raison de la volonté de la NASA, l’agence spatiale américaine, de reprendre les vols habités sur le territoire des États-Unis: la capsule Dragon, de l’entreprise SpaceX, a décollé sans encombre, samedi, après une première tentative, mercredi, remise en raison d’un trop grand risque de tempête. Dimanche après-midi, les deux astronautes à bord de l’engin sont venus rendre visite à leurs confrères déjà à bord de la Station spatiale internationale (ISS).

L’agence spatiale américaine, la NASA, n’attend certainement pas la fin de la pandémie, sur Terre, pour continuer de rêver de retourner sur la Lune, libre d’humains depuis un demi-siècle: l’organisation a dévoilé jeudi les noms des trois entreprises qui héritent de contrats de près d’un milliard de dollars américains pour concevoir des engins et des atterrisseurs pour retourner sur notre satellite naturel.

Comme s’il avait été inspiré par les présentations théâtrales des nouveaux iPhone, c’est à l’aide d’un spectacle sons et lumières que le milliardaire Jeff Bezos a dévoilé jeudi dernier son futur module lunaire. Mais en réalité, l’élément-clef de la présentation était plus prosaïque: l’exploitation minière de la Lune.

Les Américains marcheront-ils à nouveau sur la Lune dès 2024? Les amateurs d’exploration spatiale en débattent passionnément depuis deux semaines. Mais si les questions technologiques sont importantes, l’obstacle le plus important semble être ailleurs, constate le Détecteur de rumeurs.

Le milliardaire japonais Yusaku Maezawa ira-t-il vraiment autour de la Lune en 2023, premier « touriste lunaire » de son état? Rien n’est moins sûr, en dépit des dizaines de millions de dollars qu’il a — selon la rumeur — investis pour s’acheter les premiers billets.

On a cru, un instant, que les calculs et le travail de quantité d’ingénieurs, de mécaniciens, de mathématiciens et de nombreux autres employés de l’entreprise SpaceX n’allaient pas fonctionner, et que la gigantesque fusée Falcon Heavy, lancée avec succès mardi, allait exploser au décollage, ou n’accomplirait pas sa mission. Et pourtant, cette fois encore, l’optimisme fou d’Elon Musk a fonctionné.