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L’argument est connu, mais pourtant, il frappe. Ou, plutôt, les arguments sont connus, mais leur impact est tout aussi dévastateur. Est-ce la faute de la pandémie? Est-ce la faute de l’actuel gouvernement? Ou est-ce plutôt que le point de rupture est atteint? Quoi qu’il en soit, Le virus et la proie, une oeuvre de Pierre Lefebvre et Benoît Vermeulen présentée dans le cadre de l’édition 2021 du Festival TransAmériques, fait mal. Mais mal dans le bon sens, si tant est que cela soit possible?

Ce n’est pas la pandémie qui arrêtera l’art, et pas même les festivals. D’autant plus que la vaccination continue de s’accélérer. Voilà donc le moment idéal, pour les dirigeants du Festival TransAmériques (FTA), de dévoiler la programmation de leur édition 2021. L’occasion, pour l’équipe comme pour les spectateurs, de renouer avec la création artistique jouée ou encore dansée sur les planches. Mais aussi, pour le directeur artistique et codirecteur artistique du festival Martin Faucher, de tirer sa révérence. Rencontre.

Le Festival TransAmériques (FTA), la grand-messe québécoise de la danse et du théâtre, fait peau neuve: à sa tête, désormais, deux femmes, Martine Dennewald et Jessie Mill, qui seront responsables de la direction artistique de l’événement dès 2022. Rencontre.

Danièle Desnoyers et sa compagnie Le Carré des Lombes, créée en 1989, présente un spectacle de danse contemporaine saisissant à l’édifice Wilder, dans le cadre du Festival TransAmériques. Unfold / 7 perspectives est la performance de sept danseurs (quatre hommes et trois femmes) qui évoluent dans un espace très vaste avec, comme accessoires, de grandes tables basses qui « dansent » en même temps que les artistes.

Se prendre, présentée dans le cadre du OFFTA, est une pièce pour appartement dans laquelle deux artistes-acrobates nous invitent à les regarder se rencontrer, de tâtonnements sensibles à rapprochements intimes.

Des gens se tenant sur une scène, où l'on trouve un fauteuil et une commode. FTA

Entre tragédie et comédie, la condition humaine se réduit à quasi niente, rien ou presque. Devant le mutisme du monde et le non-sens de la vie, l’angoisse est souvent au rendez-vous. Avec Quasi Niente, présenté au Festival Transamériques, les deux artistes italiens Daria Deflorian et Antonio Tagliarini présentent une œuvre théâtrale inspirée, dédiée ou tout du moins qui se réfère au film d’Antonioni, Le désert rouge, dans lequel une femme manifeste son désarroi face à l’insurmontable difficulté de vivre et de se lier aux autres.

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La FTA a invité la dernière pièce du néerlandais Ivo van Hove, une réflexion intense sur le pouvoir à partir de trois pièces de Shakespeare, compressées en « seulement » quatre heures trente de spectacle.

Oeuvre pour six danseurs et trois musiciens, Until our hearts stop,de Meg Stuart et présenté au Festival TransAmériques, est un spectacle dense et profond qui nous fait entrer dans un espace de liberté totale du corps.

La dernière invention des bureaux de l’APA, joué au FTA en juin 2017 est en reprise à l’Espace Libre. Compagnie connue pour présenter des pièces hors normes faisant voler en éclat les codes traditionnels du théâtre, elle revient aujourd’hui avec un objet atypique dont on sort assez enjoué, mais pas entièrement transcendé, pas certain(e) d’avoir réussi à faire toutes les connexions.