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Ah, quelle merveilleuse époque que celle de Cocoon. Qu’il semble faire bon, dans cet été berlinois caniculaire, de se regarder langoureusement, de se caresser doucement, de sentir le corps de l’autre contre le sien, de glisser tranquillement ses doigts sur une peau délicate… Bien entendu, en ces temps pandémiques, l’histoire d’éveil sexuel raconté par Leonie Krippendorff semble tout aussi improbable que le film de science-fiction du même nom.

La relation particulière entre les femmes et la guerre est immémoriale: qu’elles soient participantes involontaires, victimes, femmes, filles ou mères de soldats, impossible d’échapper au chaos et à la mort. Bad Roads, présenté dans le cadre de l’édition 2020 du Festival du nouveau cinéma (FNC), ne fait pas exception à la règle, avec quatre séquences éprouvantes touchant parfois à l’horreur.

Des films provocateurs, il y en a. Des films qui hantent et marquent les esprits, aussi. Des films au style éclaté et à la poésie calculée? Également. La proposition de Nadav Lapid est tout cela et bien plus encore; un feu d’artifice épatant dont on ne ressort définitivement pas indemnes. Nul doute, Synonymes est un des grands coups de l’année cinématographique.

C’est ce mardi que la tant attendue programmation de la 48e édition du Festival du nouveau cinéma a été inaugurée. Du 9 au 20 octobre, les festivaliers auront la possibilité de visionner de nombreuses primeurs, de participer à plusieurs événements connexes et de rencontrer quelques invités d’honneur.

Les ambitions démesurées d’Alfonso Cuarón se font constamment sentir à mesure qu’elles grandissent, alors que sa filmographie, elle, s’épaissit. Cinq ans après l’époustouflant Gravity, il revient avec une proposition aux abords intimistes, mais qui ne fait que cacher quelque chose d’aussi immense qu’inoubliable, comme lui seul en a le secret.

Le réalisateur russe Ivan I. Tverdovsky est de retour pour un troisième long-métrage, malaises et expérimentations en sus. Jumpman, présenté dans le cadre du Festival du nouveau cinéma (FNC), mêle superpouvoirs et mésadaptation sociale pour offirr un film inégal mais néanmoins prenant.

Que se passe-t-il lorsque trois personnes que tout sépare se retrouvent coincées dans un espace exigu et que, minute après minute, l’issue devient de plus en plus funeste? Il s’agit du thème exploité par Rasmus Kloster Bro dans le thriller danois Cutterhead, un huis clos déconseillé aux claustrophobes.

Film de gangsters axé sur le point de vue de la copine du chef du clan, la cinéaste suédoise Isabella Eklöf présente Holiday (2018), son premier long-métrage dans le cadre du Festival du nouveau cinéma du 3 au 14 octobre. Les adeptes du genre vont-ils apprécier cette variante féminine?

Le Festival du nouveau cinéma est de retour dans la métropole montréalaise pour une 47e édition, et avec ce rassemblement de cinéphiles, cinévores et créateurs de tout poil, vient aussi la réédition du FNC Explore, une activité combinant septième art et réalité virtuelle. Tour d’horizon… tout en demeurant bien assis dans un divan.