Navigation : féminisme

Depuis lundi, les trois Nobel de science — médecine, chimie et physique — ont récompensé le travail accompli par une poignée de sommités. Toutefois, les Nobel ont beau être les prix scientifiques les plus prestigieux aux yeux du public, ils n’en sont pas moins qualifiés, à intervalles réguliers, d’anachroniques, d’inadaptés à la façon de faire la science… et de sexistes. Ces critiques sont-elles justifiées? Le Détecteur de rumeurs survole quatre de ces critiques.

Ça y est, le réputé cinéaste du peuple Luc Besson a officiellement touché le fond. Pas seulement au niveau personnel, petite référence à ses déboires juridiques, mais au niveau artistique, si on peut vraiment lui accorder ce prestige, avec ce Anna, production minable et risible qui assomme par son incapacité à se tenir debout, n’en déplaise à son héroïne indestructible qui croit encourager le féminisme, mais ne fait qu’étendre les problèmes misogynes de son créateur. En gros, un navet pur et dur qui a bien failli ne jamais se rendre sur nos écrans.

Il y a encore bien du chemin à parcourir pour s’approcher de l’égalité entre les sexes au sein des conseils d’administration, au pays. Selon des données publiées en début de semaine par Statistique Canada, ces CA ne comptent encore que 20% de femmes, en moyenne.

Ce lundi, le Planétarium Rio Tinto Alcan, en collaboration avec Espace pour la vie, nous présentait non pas une, mais deux œuvres qui s’insèrent dans la thématique de la programmation annuelle (Tracez l’histoire de l’évolution) et qui invitent à un questionnement, notamment en ce qui a trait à la place de la femme dans les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STIM).

Le Musée des beaux-arts de Montréal présente, jusqu’à la fin mai, une exposition particulière: du dessin et des toiles de nu, certes, mais – surtout! – des nus réalisés ici, au fil des courants artistiques, en bravant bien souvent la censure et les idées conservatrices des différentes époques.

Après un très beau succès, les trois saisons de la télésérie québécoise Les Simone sont disponibles en DVD depuis un petit moment déjà. L’occasion idéale pour ceux l’ayant manqué en ondes ou sur Tou.TV de suivre en rafale les déboires tantôt cocasses tantôt dramatiques de ces femmes aux abords de la caricature forcée.

À la suite de l’idée d’appropriation culturelle, jamais retournée envers la source d’acculturation mondiale, la culture américaine, la polarisation du débat public autour du sexe et de la race donne lieu à des situations ridicules. Un exemple éloquent est survenu en Islande, rapporte Reykjavik Grapevine le 21 janvier.

Quoi de mieux, pour lancer la nouvelle année, qu’un film féministe, anarchiste, progressiste, satyrique, violent et gore? Accrochez-vous, la version 2019 de Rembobinage démarre en lion.