Navigation : fausses nouvelles

Peut-on souhaiter faire taire une voix discordante quand on se définit soi-même comme une voix discordante? C’est la question que pose l’étrange poursuite judiciaire qui vise une des critiques de Didier Raoult — et qui vise en même temps un site qui symbolise depuis quelques années la partie la plus rigoureuse et la plus étayée des voix discordantes en science.

Plusieurs compagnies dépensent des millions de dollars pour modérer des contenus et combattre les fausses nouvelles. Mais qu’en est-il des vieilles informations et de la désinformation qui est encore en ligne? Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont conçu un système pour effectuer des mises à jour automatiques de vieux sites web qui pourraient autrement poser problème.

Plusieurs de leurs collègues ont été victimes d’intimidation, d’atteinte à leur vie privée, d’injures, de harcèlement et, dans certains cas, de menaces. Une quarantaine de vulgarisateurs et de regroupements francophones, lancent une alerte, dans le contexte d’une lutte à la désinformation où les armes sont inégales.

Les « deepfakes », ou vidéos truquées, continuent d’engendrer plus d’inquiétudes que de réels impacts. Ils n’ont joué aucun rôle notable dans la dernière élection américaine — et les données jusqu’ici tendent à croire qu’ils ne seraient pas plus efficaces, pour tromper les gens, que des contenus beaucoup plus simples à produire.

Moins de 48 heures avant que Trump n’annonce qu’il était atteint de la COVID-19, une recherche universitaire l’avait identifié comme étant le principal propagateur de fausses nouvelles sur la pandémie.

La majorité des Américains sont d’accord pour dire que les médias qu’ils consomment présentent un biais lorsqu’il s’agit de politique. Mais le problème est surtout du côté des médias des autres, disent-ils.