Navigation : falcon heavy

Si le succès de la nouvelle fusée d’Elon Musk démontre que la commercialisation des voyages spatiaux est bel et bien en marche, il était difficile de trouver un meilleur symbole de commercialisation que l’envoi d’une voiture en orbite.

On a cru, un instant, que les calculs et le travail de quantité d’ingénieurs, de mécaniciens, de mathématiciens et de nombreux autres employés de l’entreprise SpaceX n’allaient pas fonctionner, et que la gigantesque fusée Falcon Heavy, lancée avec succès mardi, allait exploser au décollage, ou n’accomplirait pas sa mission. Et pourtant, cette fois encore, l’optimisme fou d’Elon Musk a fonctionné.

Le 16 juillet 1969, une imposante fusée Saturn 5 se trouvait sur le pas de tir 39A du Centre spatial Kennedy, en Floride. À 9h32, les cinq énormes moteurs F-1 du premier étage se sont allumés, projetant des flammes orange, de la fumée noire et plusieurs millions de tonnes de poussée pour emporter les trois astronautes de la mission Apollo 11 dans l’espace. Quatre jours plus tard, Buzz Aldrin et Neil Armstrong posaient le pied sur la Lune.

L’entreprise privée SpaceX envisage de redonner le feu vert à ses décollages en novembre, à la suite d’un incendie survenu sur un pas de tir qui a provoqué la perte d’une fusée Falcon 9 et la destruction d’un satellite de communications israélien que cette dernière devait placer en orbite, a annoncé mardi la présidente de la compagnie.

Elon Musk est un génie. Et aussi un salopard. Derrière Tesla, SpaceX ou encore Hyperloop se cache un être complexe, parfois impulsif, souvent passionné, voire même visionnaire. Dans un ouvrage quelque peu pompeusement intitulé Elon Musk – L’homme qui va changer le monde, Ashlee Vance explore les aspects public et privé de ce Sud-Africain qui bouscule tout sur son passage.