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La plus grande attaque de requins de l’histoire n’a pas impliqué d’humains. Une nouvelle étude de scientifiques de Yale et du College of the Atlantic a mis au jour la mort d’un très grand nombre de requins, il y a environ 19 millions d’années. L’événement s’est produit à une période de l’histoire où l’on trouvait au-delà de 10 fois plus de requins dans les océans qu’aujourd’hui.

Une nouvelle étude indique que le rythme actuel de déclin de la biodiversité, dans les écosystèmes fonctionnant à l’aide d’eau douce, est plus élevé que lors de l’extinction, vers la fin du Crétacé, qui a signé l’arrêt de mort des dinosaures: les dégâts qui sont causés en quelques décennies, voire quelques siècles, pourraient nécessiter des millions d’années pour que la situation revienne à la normale.

Bonne nouvelle pour les amateurs de café: une espèce rare, qui n’était plus cultivée depuis longtemps, semble plus tolérante aux plus hautes températures qui sont vouées à être le lot du prochain siècle.

Cela fait plusieurs millions d’années que les mammifères et les oiseaux ont le sans chaud, et cela est fréquemment invoqué comme la raison derrière leur grande capacité à survivre et à évoluer sur notre planète. Selon une récente étude publiée dans Gondwana Research, ce passage au sang chaud se serait produit au même moment, il y a environ 250 millions d’années, à l’époque où les formes de vie se remettaient de la pire extinction de masse de tous les temps.

L’alerte avait été donnée en 2015: le biologiste de l’Université Standford, Paul Ehrlich, cosignait une étude indiquant que la sixième grande extinction de masse de l’histoire de notre planète était en cours. Cinq ans plus tard, M. Ehrlich et ses collègues dans d’autres institutions font une sombre mise au point: le rythme de cette extinction est probablement beaucoup plus rapide que prévu, et nuit à la capacité de notre environnement de répondre aux besoins de tous.

Jacques Cartier avait décrit ce grand pingouin lors de son premier voyage dans la région, en 1534. Trois siècles plus tard, l’espèce était virtuellement éteinte. La dernière observation remonte à 1844. Une étude vient d’identifier le responsable de son extinction.