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Si, pour plusieurs, la bande dessinée est synonyme d’évasion et de divertissement, elle est aussi capable d’être instructive, comme le prouve Et l’homme créa les dieux, un album passionnant qui s’attaque à l’un des plus épineux sujets qui soit : la religion.

Parler de sexualité n’est pas facile. Du moins, bien parler de sexualité: en comprendre les véritables tenants et aboutissants, déterminer ce qui fonctionne, ce qui cause de la peine ou de la douleur, que celle-ci soit physique ou mentale… Composante intrinsèquement liée à l’existence humaine, la sexualité demeure incomprise, nébuleuse, voire toxique pour certains. Dans l’essai Libérer la culotte, par récemment aux Éditions du remue-ménage, un groupe d’autrices tentent d’y voir plus clair. Pour elles-mêmes, d’abord. Mais aussi un peu pour nous.

Quiconque a déjà entendu parler l’anthropologue Serge Bouchard sait que l’éminent penseur a un amour presque iconoclaste pour le camion, cette bête de somme des temps modernes. Cet intérêt découle notamment d’une série de voyages effectués avec des truckeurs sur les routes glacées du Nord à l’époque de la construction des barrages de la Baie James. Et c’est cette sorte de première rencontre qui est racontée dans Du diesel dans les veines, récemment paru chez Lux.

Ils sont jeunes. Enfin, ils le sont un peu moins. Mais ils portent toujours en eux le feu sacré, la volonté d’ébranler les colonnes du temple médiatique et de changer les choses. Voilà pourquoi ils lancent Prendre parole – Lettres de la (plus si jeune) relève journalistique, un collectif publié aux Éditions Somme toute, le sujet du 53e épisode du podcast Entretiens journalistiques.

Difficile, si l’on s’intéresse un tant soit peu à l’histoire du Québec, de ne jamais avoir entendu parler de Maurice Duplessis. Chef de l’union nationale pendant une vingtaine d’années, premier ministre pendant plus de 15 ans, le politicien originaire de Trois-Rivières est non seulement celui qui a gouverné la province pendant le plus longtemps, mais il est aussi celui dont l’héritage suscite le plus de débats. Pour y voir plus clair, l’historien Pierre B. Berthelot lançait récemment Duplessis est encore en vie, un essai publié chez Septentrion.

Pas moins de 30 ans se sont écoulés entre la parution de Life in a medieval Village, paru en collaboration avec Harpers Collins, et sa traduction française, publiée cette année aux Éditions Les Belles Lettres, sous le titre La vie dans un village médiéval. L’œuvre de Frances et Joseph Gies fait partie d’une série d’ouvrages historiques et est citée par George R. R. Martin comme source bibliographique pour sa saga A game of Thrones (Le trône de fer).

Andrea Marcolongo est une mordue. Une mordue des mots: de leur origine, de leur histoire, de leur évolution, de leur sens premier et tous les autres sens qu’ils peuvent prendre au fil du temps et des circonstances, mais aussi selon notre bon vouloir. Les dictionnaires étymologiques sont pour elle comme des magasins de bonbons pour un enfant. Et, à moins d’être diabétique de la langue ou d’être carié du vocabulaire, on ne peut que la suivre dans cette bonbonnière qui a pour titre Étymologies pour survivre au chaos¸ une publication des éditions Les belles lettres.

On ne compte plus les essais et les articles sur l’univers de Game of Thrones, que ce soit pour examiner ses structures politiques, économiques, militaires; l’influence d’oeuvres classiques, ou encore ses relations de pouvoir entre ses personnages. Une histoire de feu et de sang – Le Moyen Âge de Game of Thrones, de Florian Besson et Justine Breton, paru aux Presses universitaires de France, fait à la fois office de synthèse des travaux de recherche sur la saga, tout en examinent le méga-phénomène culturel sous l’angle des références à cette période faste de notre histoire.