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La vie, c’est aussi tenter de trouver une raison d’être, d’explorer le merveilleux, de toucher à quelque chose de plus grand que soi (de toucher au divin, faute d’un mot plus approprié). Et cela, Projet Pigeons le fait d’une façon fantastique.

Quelle étrange ambiance, mercredi soir, alors que le Théâtre du Nouveau Monde (TNM) présentait la grande première de Zebrina, une pièce à conviction, sa toute première oeuvre de la nouvelle saison automnale. Étrange, en effet, puisque non seulement la programmation du théâtre a dû être revue de fond en comble, mais ce journaliste n’était même pas dans la salle sise rue Sainte-Catherine. Distanciation sociale oblige, la pièce était plutôt diffusée en ligne. L’occasion de voir Emmanuel Schwartz bien installé dans son divan, une tasse de café à la main.

Un territoire particulier avec les vraies personnes qui y vivent : c’est ce que célèbre Foirée montréalaise, ce rendez-vous annuel donné au théâtre de La Licorne par la compagnie de théâtre Urbi et Orbi à un public qui aime les fêtes d’antan mais ancrées dans le ici et le maintenant. Cette année, pour cette cinquième édition de Foirée montréalaise, c’est l’arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce (CDN-NDG pour les intimes) qui est à l’honneur, un quartier plein de couleurs et de contrastes, rempli de personnes attachantes et d’institutions essentielles, encore présentes ou disparues.

Le 18e festival Jamais Lu s’est tenu du 2 au 11 mai 2019 au théâtre aux Écuries à Montréal et, en avant-dernière soirée, il a proposé aux spectateurs une veillée de poésies mise en lecture par Marie-Élaine Guay. Six actrices et quatre acteurs prononcent à tour de rôle un texte poétique sur le thème de la mort. Si le sujet n’est pas spécialement réjouissant, il donne toutefois à réfléchir, et parfois à sourire.

Est-ce vraiment du théâtre? S’agit-il d’une oeuvre à proprement parler? Ou se retrouve-t-on plutôt devant une catharsis au sens le plus pur du terme? Création déjantée, L’Exhibition, présentée à La Chapelle, permet de plonger carrément dans le terrier du lapin blanc et de s’envoler vers le Pays des merveilles.

Un film… sur un film? Ou est-ce plutôt un film dans un film? Quoi qu’il en soit, Impetus, film « réalisé » par Jennifer Alleyn, est une oeuvre à la fois simple et complexe, d’une beauté tout aussi dantesque que fragile, un long-métrage qui appelle à la réflexion et à la contemplation.

Superbe. Magistral. Incroyable. Sur scène, Alexandre le Grand vient de mourir, achevé par un dialogue avec la Mort elle-même. Et dans la salle, le public relâche son souffle après 90 minutes d’une performance extraordinaire d’Emmanuel Schwartz dans Le tigre bleu de l’Euphrate, présentée au Théâtre de Quat’sous.