Navigation : discours haineux

Régulièrement vivement critiqué pour sa gestion, ou plutôt, selon certains, son absence de gestion des contenus haineux sur ses pages, le réseau social Facebook a publié mardi son sixième rapport sur l’application de ses règles en la matière. L’entreprise américaine affirme avoir fait passer l’efficacité de son outil de détection de 89% à 95% lorsque vient le temps de débusquer des contenus haineux et de les effacer.

Qu’il s’agisse des cabinets ministériels ou des conseils d’administration, gouvernements et compagnies tirent toujours de la patte en matière de lutte contre les discours haineux sur internet, soutient le rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté d’expression, qui réclame une concertation des politiques et des moyens mis en oeuvre pour lutter contre cette nuisance planétaire.

La haine en ligne se répand à l’échelle planétaire à l’aide de groupes qui s’organisent d’eux-mêmes et qui peuvent être répliqués, à diverses tailles, pour ensuite se lier entre eux et former des réseaux durables à travers plusieurs plateformes de médias sociaux, pays et langues, selon une nouvelle étude récemment publiée dans Nature.

Si la précarité des étudiants les amène à faire leurs emplettes au magasin à un dollar, ce type d’établissement offre une panoplie de produits bon marché en provenance du tiers monde. Ce mode égalitaire est employé par le traitement de la liberté d’expression sur les campus collégiens et universitaires, non pas sans conséquences pour la suite du monde.

L’histoire aurait pu n’être qu’un triste fait divers. Elle est en passe de devenir un symbole dans l’éternel débat sur la liberté d’expression sur les réseaux sociaux, et les recours, juridiques ou symboliques, qui existent face à la haine, la méchanceté et l’horreur en ligne, rapporte Le Monde.