Navigation : dépistage

Le nombre de cas de COVID-19 au Québec ne cesse d’augmenter depuis la fin août, au point où le directeur de la santé publique a déclaré, le 21 septembre, que nous étions entrés dans la 2e vague. Pourtant, les courbes des décès et des hospitalisations, elles, n’augmentent pas. Est-ce une question de temps, s’est demandé le Détecteur de rumeurs.

Dans la majeure partie du continent africain, on semble pour l’instant avoir évité le scénario catastrophe que les experts craignaient le printemps dernier. Le Détecteur de rumeurs s’est demandé si la COVID-19 avait bel et bien fait moins de ravages, ou si l’épidémie passait plutôt sous le radar.

Entre la minorité bruyante qui prétend faussement que « la COVID-19 n’est pas pire qu’une grippe » et la majorité qui s’inquiète de la portée finale qu’aura cette pandémie, il y a malgré tout un point d’entente: il est très difficile de déterminer le pourcentage exact de décès qu’entraîne cette maladie. Cela a contribué à entretenir une confusion dans le public. Le Détecteur de rumeurs explique pourquoi il est si difficile d’avoir l’heure juste.

Une critique récurrente à l’égard des gouvernements ces derniers mois, un peu partout dans le monde, a été leur incapacité à atteindre leurs objectifs de dépistage. Cet échec, se sont inquiétés plusieurs analystes, nous mettrait en danger. Une deuxième vague serait-elle plus probable si on ne testait pas suffisamment?  Le Détecteur de rumeurs a vérifié.

La pandémie de COVID-19 a frappé, et frappé fort: pourtant, ce ne sont pas tous les pays qui ont utilisé les mêmes méthodes de gestion, pas plus qu’on y trouvait les mêmes facteurs pouvant venir améliorer, ou au contraire, aggraver la gestion de cette crise sanitaire sans précédent depuis un siècle. Selon un récent rapport publié pas The Economist, c’est sur le Vieux-Continent que l’on trouve certains des plus mauvais élèves en la matière.

Au-delà des larmes, il demeure difficile de dépister les symptômes de dépression chez les enfants et les adolescents. De nombreux questionnaires tentent de cibler les enfants en détresse en adaptant les questions des adultes avec des termes plus simples. « La pêche aux symptômes s’avère souvent hasardeuse et l’on court le risque de ramasser trop de jeunes dans ses filets, par peur d’en laisser échapper », annonce Cécile Rousseau, chercheuse en psychiatrie sociale et culturelle à l’université McGill.